Lucie Aubrac

« Merci, Lucie AUBRAC »

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Un héritage à cultiver et à transmettre

La mort d’une femme  entrée vivante dans l’Histoire. Sa Mémoire doit rester dans la nôtre avec les tragédies qu’elle a connues, les combats qu’elle a menés, les valeurs qu’elle a illustrées. L’esprit de Résistance qu’il importe de conserver et de cultiver, même en temps de paix. Le refus des idéologies fascistes et fascisantes. Le culte des Droits de l’Homme et de ces mots qui ne valent que par le sens et les muscles qu’on leur donne : liberté, dignité, respect…Et le goût et le devoir de la Transmission, de la pédagogie de l’Histoire au service du civisme, de la civilité et de la citoyenneté.  

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Lucie et Raymond Aubrac

Lucie Aubrac s’est éteinte  à l'âge de 94 ans à l'Hôpital suisse de Paris à Issy-les-Moulineaux. Née en juin 1912 près de Mâcon, Lucie Bernard dite Aubrac avait obtenu l'agrégation d'histoire à la fin des années 1930 et épousé Raymond Samuel en 1939 qu’elle avait rencontré à l’université de STRASBOURG. Après avoir milité contre la montée du fascisme, elle a rejoint les rangs de la résistance à l'occupation allemande dès 1940 en participant à la création du mouvement Libération-Sud, qui publie le journal Libération.

Elle a effectué des missions d'information puis a joué, enceinte de son deuxième enfant en 1943, un rôle majeur dans l'évasion de son mari lors d'un transfert, après son arrestation à Caluire avec Jean Moulin et d'autres chefs de la Résistance par la Gestapo dirigée pour la région de Lyon par Klaus Barbie. En février 1944, le couple a gagné Londres pour continuer leur combat.

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Après la guerre, Lucie Aubrac a repris son métier d'enseignante qu'elle avait interrompu en entrant dans la clandestinité après l'évasion de 1943. Elle ne cessa  de militer en faveur de la paix et de livrer, à travers de nombreuses conférences, les témoignages de son engagement dans la Résistance. Elle avait écrit plusieurs livres, dont Ils partiront dans l'ivresse et La résistance expliquée à mes petits enfants.

Sa vie a été adaptée au cinéma par le réalisateur Claude Berri en 1997. Elle était incarnée à l'écran par Carole Bouquet. Elle reste pour moi et pour DpJ, le Droit pour la Justice une inspiratrice. Et une force stimulante  pour des action menées avec ténacité, courage et sens de l’honneur:

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« Résister c’est oser. Oser, c’est créer. », écrivait-elle récemment dans la préface de « l’Autre campagne » un ouvrage collectif publié à La Découverte. Il nous faut Oser pour surmonter les obstacles qui nous privent de vivre selon nos idéaux. 

 Ces obstacles, elle les énumérait ainsi : « Certains sont autour de nous : l’égoïsme, la résignation, la peur du changement, l’implantation solide, dans notre pays, de forces politiques, sociales et financières qui ont le plus grand intérêt à ce que rien ne change. Elles disposent d’un large éventail de moyens matériels et psychologiques.

 D’autres sont le résultat de l’état actuel du monde, le produit de transformations historiques à l’échelle internationale qu’il n’est pas lieu de décrire ici.

Mentionnons seulement l’emprise mondiale des forces financières, avec la constante accumulation d’énormes masses de capitaux, aidées par la révolution des communications, et qui cherchent partout des placements rentables financièrement et/ou politiquement. Ces forces, elles aussi, ont le plus grand intérêt à ce que rien ne change. »

C’est parce qu’il faut que cela change vraiment que je me suis engagée dans l’enseignement, dans la vie associative et dans la voie politique sur un « chemin nouveau ». Merci, Madame Aubrac pour ce que  vous fait pour nous et pour ce que vous nous laisser en héritage

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