Guy Môquet et sa lettre

Guy Môquet et sa lettre

D’abord ce fut un rien, un frisson de surprise. Et de colère. Cette invocation inattendue - cette " récupération " - de Guy Môquet par Nicolas Sarkozy avait du mal à passer, comme on dit. Oh, bien sûr, ce jeune adolescent rimbaldien fusillé par les Allemands le 22 octobre 1941 à Châteaubriant avec vingt-six de ses camarades (sans compter les otages de Nantes et d’ailleurs) est une figure de l’histoire de France. À ce titre, il appartient à tout le monde. C’est ce qu’a probablement pensé Henri Guaino, " plume républicaine " de Sarkozy et auteur de cette trouvaille présidentielle : inviter la France entière à rendre hommage au jeune fusillé communiste de dix-sept ans et demi. Pourquoi pas ? ....

                      

Une " figure " patriotique, en effet. Voilà plus de soixante ans que sa mémoire est honorée à gauche, et notamment au PC dont il fut un ardent militant. Comme son père Prosper, député communiste du XVIIe arrondissement. Mais pas seulement à gauche. Ne fut-il pas cité dès 1944 à l’ordre de la nation ? Ne fut-il pas reconnu comme " résistant " par un décret du général de Gaulle ? Depuis 1946, une rue du XVIIe arrondissement et une station de métro ne portent-elles pas son nom ? Sans compter le stade de la ville de Drancy rebaptisé Guy-Môquet en signe de " rachat " d’un passé municipal passablement collabo. Alors ? Figure nationale, en effet, et en tant que telle ni de droite ni de gauche, dira Guaino. Que la dernière lettre de Guy - superbe de courage gai - soit lue le 22 octobre prochain dans les lycées de France, ce ne serait donc là qu’une manière d’hommage national. Qu’importe, ajouteront certains, que l’initiative vienne de Nicolas Sarkozy.

Ou de son conseiller.

Non, ce n’est pas possible. Rien de tout cela, rien de l’univers ouvrier dont Guy Môquet était le produit ne peut décidément " coller " avec le Fouquet’s, les vacances de milliardaire, le goût du clinquant, les yachts de Bolloré, les risettes à George Bush et les stratégies médiatiques qui ratissent large. Même soixante-six ans après les trois salves assassines de Châteaubriant. Le rapprochement des deux reste indécent. Aucun raisonnement au monde, aucun souci de patriotisme consensuel ne pourront nous convaincre du contraire. Cette bouffée de colère est presque physique. Le vrai Guy Môquet, c’est ce gosse qui chantait la Jeune Garde avant de tomber sous les balles et qui avait écrit à sa mère : " Dernière pensée : soyez dignes de nous les vingt-sept qui allons mourir. "

La mémoire de ce gavroche de la rue Baron, savez-vous, ne méritait pas une opération de com…

                        

 

On se doutait qu’en faisant de la lecture de la dernière lettre de Guy Môquet à ses parents une démonstration officielle dont il serait le héraut, faute d’être de la lignée du héros, Nicolas Sarkozy allait susciter une agitation où le meilleur aurait du mal à émerger du pire.

Hélas, il aura fallu d’abord subir le pire : demander à un joueur de rugby, pour muscler le " patriotisme " de l’équipe de France, de lire aux autres cette terrible lettre, est indigne de la part d’un entraîneur et surtout de celui qui, à l’Elysée, inspire ce genre de " coup ".

Les coups politiques, on le sait, c’est ce qu’affectionne Nicolas Sarkozy et on sera sans illusion sur ses intentions concernant l’hommage au jeune fusillé, sachant que le monde de l’un jure avec celui de l’autre. Les initiatives annoncées autour du 22 octobre, jour anniversaire de l’exécution, auront ce défi à relever : servir la Résistance, pas la Cour.

Il y a, en effet, les intentions et il y a la lettre. Et c’est là que le meilleur peut transgresser les calculs : il viendra de tous ceux qui, honnêtement, tiennent à ce que le message de la Résistance passe dans son authenticité et son actualité. À l’idée de faire ainsi découvrir aux Français de tous âges, particulièrement à ceux qui ont, aujourd’hui, l’âge de Guy Môquet, cette lettre et ce qui l’explique, on a envie de dire : enfin !

Enfin dire Guy Môquet, et donc l’engagement qui a fondé son courage. Enfin dire Guy Môquet, et donc, non seulement la " figure d’ange ", mais aussi la chair de la Résistance solidaire, des militants ouvriers syndicalistes et communistes de Châteaubriant à ces " étrangers ", Français de préférence, comme Joseph Epstein, en passant par madame le professeur Lucie Aubrac qui a magnifiquement enseigné, soixante ans durant, les leçons de leur combat.

                             

 

 

Merci Bernard. Il aura fallu la décision de Bernard Laporte de faire lire à ses joueurs avant le match France - Argentine la lettre de Guy Môquet pour qu'enfin beaucoup sentent que l'on avait basculé dans l'indécence et le grotesque. Bien. Mais, encore un effort, camarades. Le ver de l'instrumentalisation de l'histoire par la communication politique n'était-il pas déjà dans le joli fruit de la " résurrection " de Môquet par Nicolas Sarkozy ? Lecture de la lettre le jour de l'intronisation du Président puis chaque 22 octobre dans toutes les écoles de France : cela ne méritait-il pas débat ? Certes, il y en eut. Des historiens et des enseignants exprimèrent leurs réserves, voire leur franche hostilité à ce qui apparaissait à certains comme une récupération. Mais ces oppositions ne furent guère audibles. La môquetmania battait son plein et l'on n'avait pas trop envie de passer pour un mauvais Français.

Avec Guy Môquet brandi, comme Jaurès, par le candidat Sarkozy durant la campagne, le futur Président pratiquait " l'ouverture ". Pourquoi avoir choisi Môquet parmi ceux tombés face à l'occupant nazi et ses alliés hexagonaux ? Parce qu'il avait été glorifié par Aragon et le PCF, que son nom appartenait au roman national, que sa dernière lettre est bouleversante. La " marque " Môquet, déposée à une station de métro, était porteuse. Il suffisait de lui redonner un petit coup de jeune.

Sur le fond, qu'apporte la lecture de cette lettre aux écoliers ? En quoi éclaire-t-elle le pacte germano-soviétique ? Le vote des pleins pouvoirs à Pétain par le Parlement ? la marginalité des premiers résistants ? Il faudra bien d'autres lectures pour comprendre cette époque. Celle, par exemple, du Sang des communistes de Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre (1). Gilles Perrault livrait dans Marianne en octobre 2004 un article à la fois louangeur et critique de cet ouvrage rendant " un juste hommage aux jeunes communistes des Bataillons. " On pouvait lire également sous la plume de Perrault : " Les auteurs rappellent que Môquet fut arrêté pendant le lugubre été 1940, époque où le Parti, triste marionnette dont les fils étaient tirés à Moscou par le Komintern, c'est-à-dire par Staline, recevait l'ordre de sortir de la clandestinité. Résistant, Guy Môquet ? L'archive, la sacro-sainte archive démontre le contraire : les tracts qu'il distribuait lors de son arrestation n'appelaient nullement à résister, ils continuaient de dénoncer imperturbablement le caractère impérialiste de la guerre. " Voilà qui ne cadre guère avec l'actuelle canonisation laïque de Môquet par le pouvoir pour lequel l'Histoire semble se réduire à un discours officiel, à des symboles, à un marketing politique vintage distillé par une sorte de ministère de la Vérité qui n'aurait pas oublié le précepte orwellien : " Qui détient le passé détient l'avenir. "

Puisque Nicolas Sarkozy, ses conseillers et son futur secrétaire d'État aiment les lettres, on a envie de leur conseiller celle de Fernand Zalkinov, l'un des sept " fusillés du Palais-Bourbon " qui participèrent à des opérations armées contre l'occupant. Son père et sa mère seront gazés à Auschwitz, le jeune communiste sera exécuté le 9 mars 1942 au Mont-Valérien à l'âge de dix-neuf ans. Avant de mourir, il écrit à sa sœur Rachel : " Les copains et moi n'avons pas été des lâches. Seulement c'est bien difficile, ceux qui ne sont pas passés par là ne peuvent pas savoir. Certes, nous sommes des enfants les uns et les autres, nous n'avons jamais prétendu être des héros, il ne faut pas trop nous en demander. " Oui, c'est cela : ne pas trop en demander, ne pas trop en faire…

 

 

 

Dernière lettre de Guy Môquet

Fusillé le 22 octobre 1941 à côté de Chateaubriant

Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi.
Certes, j’aurai voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino [
1]. Quant au véritable je ne peux le faire hélas !
J’éspère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge, qui je l’escompte sera fier de les porter un jour.
A toi, petit Papa, si je t’ai fait, ainsi qu’à petite Maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée. Un dernier adieu à tous mes amis et à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans et demi ! Ma vie a été courte !
Je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous.
Je vais mourir avec Tintin, Michels [
2].
Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi Maman, Serge, Papa, je vous embrasse de tout mon cœur d’enfant.
Courage !
Votre Guy qui vous aime

Dernières pensées : "Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !"

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Commentaires (2)

patrig k
  • 1. patrig k | 09/10/2011
HAGUE & ALLEGEANCE AUX DEALERS DE PLUTONIUM !

http://blogs.mediapart.fr/blog/patrig-k/091011/hague-allegeance-aux-dealers-de-plutonium


ARRIVÉE D’UN TRAIN DE DE COMBUSTIBLES IRRADIÉS NÉERLANDAIS : NON À LA “PLUTONIUM CONNECTION !”



Un transport de combustibles irradiés néerlandais doit arriver le 13 octobre prochain au terminal ferroviaire de VALOGNES à 9 heures après avoir traversé le 12 octobre, la Flandre et le nord Ouest de la France.

Les Pays-Bas qui ne savent que faire de leurs déchets nucléaires s’en débarrassent sur le COTENTIN et l’usine d’AREVA-LA-HAGUE. Leur éventuel retraitement n’a pour but que d’en extraire du plutonium civil ou militaire.

Le CRILAN rappelle une fois de plus son opposition à ce type de commerce :

- C’est à chaque pays de gérer ses propres- sales problèmes;

- On ne sait quelle utilisation serait faite de ce plutonium hautement sensible et toxique.

-Que se passerait-il en cas d’accident ou d’attentat dans des zones urbanisées ou non, comme ici, dans les marais du Cotentin, pourvoyeurs d’eau pour l’alimentation du centre Manche ? Très peu de maires ont répondu à notre précédent courrier sur les mesures à prendre dans de tels cas...pour les agents SNCF, les voyageurs, et leurs administrés...

- Les 4 piscines de l’usine d’AREVA- la Hague, recouvertes de toits semblables à ceux de simples hangars, vulnérables en cas de chute d’avions, transitant régulièrement de ROISSY vers les États-Unis stockent déjà, avant ou sans retraitement, plus d’une centaine de coeurs de réacteurs...



Cette “Plutonium-connection” nous rend vulnérables et ne profite qu’à ses “dealers” , d’État comme privés !

Rappelons que le CRILAN appelle à la manifestation de RENNES, le samedi 15 octobre, pour dire “ Nucléaire, STOP!” et en exiger la sortie la plus rapide possible.



Rappel : Départ en car depuis Cherbourg : 9 heures, parking derrière la gare SNCF, Valognes (Place du Château): 9H20 Carentan-Gare:9H45 STLô (Conseil Général) : 10H15 S’inscrire le plus rapidement possible :coord.antinuke.reg@gmail.com ou blandindesmouchels@yahoo.fr .



Pour le CRILAN,

Didier ANGER





Compara tic tac à Pk…

La récupération des belles idées en commémoration et le trafique d’influence et conflit d’intérêts permanent. Les programmes de « défense », la sécurité financière du trust militaire, l’inceste civil atomique et nucléaire ! La crise systémique monétaire de la dictature spéculative, l’Hannibal idéal et le silence des agneaux du syndicalisme institutionnel sclérosé par la menace du chômage !

"Allégeance aux armes" : la proposition polémique de l'UMP

Guy Moquet et sa lettre
Extrait du Blog Le petit Blanqui (Morlaix)
Budget des armées : Un tabou

http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/archive/2011/10/04/budget-des-armees-un-tabou.html

….//….

Le budget 2012

Dans ce budget, la charge de la dette publique pèsera 48,8 milliards d'euros et deviendra le premier poste de dépense devant l'enseignement scolaire (45,5 milliards, hors pensions).

Quant au budget des armées (hors pensions), il se placera au troisième rang avec une dotation de 39,37 milliards d'euros (1,9% du PIB) et sera en augmentation de 1,6%.

A noter, que les armées demeureront « l’un des premiers recruteurs de l’État avec une prévision de recrutement de l’ordre de 21.000 militaires et de 1.200 civils ».



ARMEMENT NUCLEAIRE

L’armement nucléaire, qui emploie 4.000 hommes et femmes, coûtera 3,4 milliards* d’euros en 2012.

Depuis fin 2010, un quatrième sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE), doté des nouveaux missiles balistiques M51, a été mis en service.

Un nouveau type de sous-marin nucléaire dit « d’attaque » est également en cours de construction et devrait faire sa première sortie en mer au printemps 2016. Cinq autres du même type devraient suivre. Le coût total de ce programme est de 8,5 milliards d'euros.*

UN SYNDICALISME MUET

La présentation du budget de l’État pour 2012 a donné lieu à quelques réactions des dirigeants des confédérations syndicales.

L’intersyndicale CGT, CFDT, UNSA, FSU et Solidaires a demandé au gouvernement l’ouverture d’une « véritable concertation sociale » pour des « réponses nouvelles » priorisant l’emploi, la cohésion sociale, la réduction des inégalités.

Quant aux syndicats d’enseignants, ils s’élèvent contre la suppression de 14.000 postes dans l’Education nationale (30.400 au total dans la fonction publique d’État). [2]

Mais, d’une manière générale, si les confédérations condamnent les choix économiques, fiscaux et sociaux du gouvernement, elles restent muettes sur ses options militaires pourtant dispendieuses.
patrig k
  • 2. patrig k | 09/10/2011


HAGUE & ALLEGEANCE AUX DEALERS DE PLUTONIUM !


ARRIVÉE D’UN TRAIN DE DE COMBUSTIBLES IRRADIÉS NÉERLANDAIS : NON À LA “PLUTONIUM CONNECTION !”

Un transport de combustibles irradiés néerlandais doit arriver le 13 octobre prochain au terminal ferroviaire de VALOGNES à 9 heures après avoir traversé le 12 octobre, la Flandre et le nord Ouest de la France.

Les Pays-Bas qui ne savent que faire de leurs déchets nucléaires s’en débarrassent sur le COTENTIN et l’usine d’AREVA-LA-HAGUE. Leur éventuel retraitement n’a pour but que d’en extraire du plutonium civil ou militaire.

Le CRILAN rappelle une fois de plus son opposition à ce type de commerce :

- C’est à chaque pays de gérer ses propres- sales problèmes;

- On ne sait quelle utilisation serait faite de ce plutonium hautement sensible et toxique.

-Que se passerait-il en cas d’accident ou d’attentat dans des zones urbanisées ou non, comme ici, dans les marais du Cotentin, pourvoyeurs d’eau pour l’alimentation du centre Manche ? Très peu de maires ont répondu à notre précédent courrier sur les mesures à prendre dans de tels cas...pour les agents SNCF, les voyageurs, et leurs administrés...

- Les 4 piscines de l’usine d’AREVA- la Hague, recouvertes de toits semblables à ceux de simples hangars, vulnérables en cas de chute d’avions, transitant régulièrement de ROISSY vers les États-Unis stockent déjà, avant ou sans retraitement, plus d’une centaine de coeurs de réacteurs...


Cette “Plutonium-connection” nous rend vulnérables et ne profite qu’à ses “dealers” , d’État comme privés !

Rappelons que le CRILAN appelle à la manifestation de RENNES, le samedi 15 octobre, pour dire “ Nucléaire, STOP!” et en exiger la sortie la plus rapide possible.



Rappel : Départ en car depuis Cherbourg : 9 heures, parking derrière la gare SNCF, Valognes (Place du Château): 9H20 Carentan-Gare:9H45 STLô (Conseil Général) : 10H15 S’inscrire le plus rapidement possible :coord.antinuke.reg@gmail.com ou blandindesmouchels@yahoo.fr .


Pour le CRILAN,

Didier ANGER


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Compara tic tac à Pk…

La récupération des belles idées en commémoration et le trafique d’influence et conflit d’intérêts permanent. Les programmes de « défense », la sécurité financière du trust militaire, l’inceste civil atomique et nucléaire ! La crise systémique monétaire de la dictature spéculative, l’Hannibal idéal et le silence des agneaux du syndicalisme institutionnel sclérosé par la menace du chômage !


Extrait du Blog Le petit Blanqui (Morlaix)
Budget des armées : Un tabou

http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/archive/2011/10/04/budget-des-armees-un-tabou.html

….//….

Le budget 2012

Dans ce budget, la charge de la dette publique pèsera 48,8 milliards d'euros et deviendra le premier poste de dépense devant l'enseignement scolaire (45,5 milliards, hors pensions).

Quant au budget des armées (hors pensions), il se placera au troisième rang avec une dotation de 39,37 milliards d'euros (1,9% du PIB) et sera en augmentation de 1,6%.

A noter, que les armées demeureront « l’un des premiers recruteurs de l’État avec une prévision de recrutement de l’ordre de 21.000 militaires et de 1.200 civils ».

ARMEMENT NUCLEAIRE

L’armement nucléaire, qui emploie 4.000 hommes et femmes, coûtera 3,4 milliards* d’euros en 2012.

Depuis fin 2010, un quatrième sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE), doté des nouveaux missiles balistiques M51, a été mis en service.

Un nouveau type de sous-marin nucléaire dit « d’attaque » est également en cours de construction et devrait faire sa première sortie en mer au printemps 2016. Cinq autres du même type devraient suivre. Le coût total de ce programme est de 8,5 milliards d'euros.*

UN SYNDICALISME MUET

La présentation du budget de l’État pour 2012 a donné lieu à quelques réactions des dirigeants des confédérations syndicales.

L’intersyndicale CGT, CFDT, UNSA, FSU et Solidaires a demandé au gouvernement l’ouverture d’une « véritable concertation sociale » pour des « réponses nouvelles » priorisant l’emploi, la cohésion sociale, la réduction des inégalités.

Quant aux syndicats d’enseignants, ils s’élèvent contre la suppression de 14.000 postes dans l’Education nationale (30.400 au total dans la fonction publique d’État). [2]

Mais, d’une manière générale, si les confédérations condamnent les choix économiques, fiscaux et sociaux du gouvernement, elles restent muettes sur ses options militaires pourtant dispendieuses.


….//….



Comparaison n’est pas raison ?

L’armement nucléaire 3,4 milliards

Soit un ratio de 875 000 euros par emploi direct ! Pour les tètes à bombes atomiques

l’Éducation nationale 45,5 milliards



En janvier 2010, le ministère de l’Éducation nationale rémunère 979 800 personnes sur crédits d’État

Qui participent à la formation des quelque 12 millions d’élèves.



Soit un ratio de 4644 euros par emploi direct ! Pour faire grandir l’espoir dans la tète de nos enfants

Debout les agneaux …. !

ENR, isolation et émancipation, du boulot pour deux générations !



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