Commandant Massoud

 

Ahmed Chah Massoud

Ahmed Shah Massoud (
9 janvier 19539 septembre 2001) (en persan : احمد شاه مسعود) était le commandant de l'Alliance du Nord afghane, du Jamiat-Islami et chef de l'Armée islamique, une armée ayant combattu contre l'occupation soviétique puis le régime des talibans. Sa réputation, et notamment son surnom du " lion du Panshir ", vient du fait qu'il avait réussi à repousser sept attaques d'envergure des troupes soviétiques contre sa vallée du Panjshir et aussi de sa personnalité : seul un caractère bien trempé pouvait envisager de lutter seul contre les talibans et seul un esprit avisé pouvait, tout en étant musulman pratiquant, lutter contre les fondamentalistes. Enfin seul Massoud pouvait imaginer la " libération " des femmes afghanes " en respectant la volonté (du maintien des mœurs) du peuple afghan ".

 

Biographie

Il est né en 1953 dans le village de Jangalak, dans la vallée du Panjshir, fils d'un officier supérieur de la monarchie Afghane. Il appartient à l'ethnie tadjique. Il a suivi ses études au lycée français Isteqlal de Kaboul, où il a appris le français, avant de faire des études d'ingénieur du génie civil à l'École polytechnique de Kaboul.

Jaloux de l'indépendance de son pays, il rejoint la Résistance et la clandestinité en 1973, dès le coup d'État fomenté par le prince Daoud. Pendant cinq années, il fait le coup de feu en compagnie d'à peine une centaine d'hommes, armés de fusils datant du début du siècle.Les communistes prennent officiellement le pouvoir en

1978, et en 1984, au plus fort de la guerre contre les troupes soviétiques, Ahmed Chah Massoud crée et prend la tête du Conseil de surveillance, qui va vite devenir le véritable centre politique de tout le nord de l'Afghanistan — au total son influence s'étend sur 15 des 29 provinces afghanes —, avec des attributions très larges comprenant : affaires politiques, administratives et militaires. Il est un tacticien et un stratège hors pair et le seul chef de la Résistance à avoir jamais réussi à imposer une trêve avec l'Armée Rouge en échange de son retrait. Il négociait alors directement avec Iouri Andropov, un des plus fameux directeur du KGB et Secrétaire Général du Comité Central du Parti Communiste entre novembre 1982 et février 1984. Indépendant et opposé aux extrémistes religieux ou politiques, il a toujours eu des relations tumultueuses avec les Pakistanais, les Américains, les Saoudiens, comme avec les tendances pro-iraniennes ou pro-saoudiennes de son propre parti, le Jamiat-Islami. À la différence des Britanniques et des Français, les Américains ne lui faisaient pas confiance (surtout à cause de sa capacité à négocier en 1984 avec Andropov directement) et ne lui envoyèrent que très peu de Stinger qui ont été une arme déterminante dans la résistance.

 

Son assassinat

Il a été tué dans un attentat suicide le 9 septembre 2001 à Khwadja Bahuddin, dans la province de Takhar au nord-est de l'Afghanistan : les terroristes avaient pu l'approcher en se faisant passer pour des journalistes munis de faux passeports belges . Sa mort a précédé de deux jours les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis ; il est raisonnable de penser que les deux événements étaient coordonnés. L'élection présidentielle afghane d'octobre 2004 montre que sa présence aurait modifié les rapports entre l'armée des occidentaux et le peuple afghan, mais aussi l'attitude indisciplinée des seigneurs de guerre afghans, et le " renouveau " des talibans. À plusieurs reprises, il avait essayé d'attirer l'attention de la communauté internationale sur le danger représenté par Oussama ben Laden.

                                                      Dessin de Ahmed Chah Massoud

En 2003, la poste française alors sous la tutelle du ministre de l'Industrie, Nicole Fontaine, a émis un timbre-poste à son effigie. Il est l'une des rares personnalités asiatiques à avoir eu cet honneur. Nicole Fontaine avait rencontré Massoud lors d'une visite de celui-ci au Parlement européen, qu'elle présidait alors.En 2004, son frère, Ahmed Zia Massoud, devient le vice-président auprès du président élu Hamid Karzaï.
Hommage au commandant Massoud et aux siens

par François Landreau





Le commandant Massoud est mort le samedi 9 septembre. Ce combattant de la Liberté, m’a touché par son dévouement pour les siens, sa simplicité, son charisme.

Je m’associe à la douleur des siens : moudjahidins, la population qui le soutient, à sa femme, et ses enfants. ( A cette tristesse, s’ajoute le profond regret de ne pas avoir fait quelque chose pour aider cette cause. ).

Invité en 2001 par Nicole Fontaine, Présidente du parlement Européen, j’ai été déçu, par le désintérêt de notre gouvernement qui n’a même pas cherché à le recevoir lors de sa venue à Paris.

Il est parti, les siens restent et la bataille continue. La prise de

conscience vient certes tardivement mais il est plus que temps de rejoindre tous ceux qui oeuvrent sans relache depuis si longtemps pour que cette région du monde connaisse enfin la paix, les droits de l’homme...

Pour en savoir plus sur le sujet nous ne pouvons que vous conseiller de visiter le site d’Afgha.net (www.afgha.net) ou encore de voir ou de lire (il existe en livre aussi) l’excellent film (Massoud l’afghan) de Christophe de Ponfilly (interscoop)que je ne remercierai jamais assez d’avoir tout fait pour nous sensibiliser à cette cause et nous faire découvrir l’homme derrière le guerrier.

 

Ce fanatique de la liberté m’a touché par son dévouement pour les siens, sa simplicité, son charisme.

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Commentaires (1)

cmt massoud junior
  • 1. cmt massoud junior | 30/07/2011

jadorrrrrrrrrrrr








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