360 kg d’uranium rejetés dans l’environnement

 

360 kg d’uranium rejetés dans l’environnement au Tricastin

360 kg d’uranium rejetés dans l’environnement au Tricastin : le Réseau "Sortir du nucléaire" conteste les avis rassurants des autorités et rappelle que le nucléaire est dangereux et SALE

Rassemblement antinucléaire samedi à Paris (14h pl de la République)

Le Réseau "Sortir du nucléaire" proteste contre les affirmations rassurantes des autorités concernant la fuite radioactive survenue ce jour dans une des installations nucléaires du site du Tricastin (Drôme/Vaucluse). Il est en effet immossible qu’un tel rejet, contenant de l’uranium, n’ait pas de conséquences importantes sur l’environnement et certainement sur la santé de riverains. Si les chiffres reconnus par les autorités sont vrai, cela fait 360 kg d’uranium !

La présentation officielle, "30 m3 et 12g d’uranium par litre", semble rassurante mais cela fait bien 30 000 litres, soit 360 000g... soit 360 kg d’uranium. Il est vraisemblable que des personnes ont consommé de l’eau contaminée dans la journée, et se retrouvent avec des particules d’uranium dans leur organisme. Même lorsqu’elles ne sont pas très radioactives, ces particules sont excessivement dangereuses lorsqu’elles pénètrent dans l’organisme et s’y fixent. Il y a alors une très forte probabilité de cancer.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à une mobilisation antinucléaire internationale samedi à Paris et rappelle que, contrairement aux affirmations des autorités, le nucléaire est une des industries les plus polluantes et les plus dommageables pour la planète :

les mines d’uranium - le combustible des réacteurs nucléaires - contaminent des régions entières. Le nucléaire français contamine en particulier le Niger dont les mines produisent le tiers de l’uranium consommé par EDF

les réacteurs en fonctionnement rejettent de la radioactivité dans l’air et dans l’eau.

les réacteurs en fonctionnement rejettent dans les rivières et dans la mer de grandes quantités de produits chimiques (cuivre, zinc, phosphore, sodium, chlorures, morpholine, etc.)

les réacteurs nucléaires produisent des déchets radioactifs pour lesquels n’existe aucune solution et dont les plus dangereux vont durer des millions d’années. Ces réacteurs produisent entre autre du plutonium lequel est excessivement nocif pour les êtres vivants et qui permet la fabrication de bombes nucléaires.

la surconsommation d’électricité, à 80% d’origine nucléaire, est finalement très fortement émettrice de CO2 car nécessitant la mise en service de centrales thermiques (charbon, fuel, etc) en particulier lors de chaque pointe de consommation. .

Les citoyens européens doivent faire entendre leurs voix, exiger une politique énergétique européenne basée sur les plans d’économie d’énergie et le développement massif des énergies renouvelables, et faire en sorte que l’Europe sorte du nucléaire, énergie sale.

http://www.sortirdunucleaire.org                   


Fuite d'uranium dans le Vaucluse: des zones d'ombres persistent

Vue de la centrale nucléaire du Tricastin, le 26 juin 2005 à Pierrelatte

Vue de la centrale nucléaire du Tricastin à Pierrelatte

Au lendemain du débordement qui a entraîné une pollution à l’uranium dans le Vaucluse, déclarations et analyses de sols se multiplient. 20minutes.fr fait le point.

La chronologie des faits
L’accident se produit «dans la nuit de lundi à mardi», selon Catherine Dalverny, responsable de communication du site, pendant une opération de nettoyage d'une cuve dans l'usine Socatri, sur le site nucléaire du Tricastin, à Bollène (Vaucluse). Environ 18m2 de liquide se répand sur le sol, où une partie est récupérée, ainsi que dans un canal adjacent, polluant ensuite les rivières La Gaffière et L'Auzon. «Vers 6h15, notre cellule de crise était en place et a prévenu la perfecture dans la foulée», ajoute Catherine Dalverny. Prévenue «dans la matinée», la préfecture alerte ensuite les mairies des trois communes autour du site nucléaire: Bollène, Lapalud et Lamotte-du-Rhône, vers 13h30, selon Marie-Claude Bompard, maire de Bollène.

Baignade et consommation d’eau interdites
Vers 16h, la préfecture prend des mesures de précaution, interdisant la consommation d'eau potable issue de captages privés sur les communes de Bollène, Lapalud et Lamotte-du-Rhône. Sont également interdites l'irrigation agricole issue des rivières contaminées, les activités nautiques et la baignade sur les plans d'eau du Trop-Long, du Baltraces (Bollène) et des Girardes (Lapalud). La pêche et la consommation de poissons de La Gaffière (y compris la partie amont située dans la Drôme), l'Auzon, la Mayre Girarde et le Lac du Trop-Long sont également interdites jusqu'à nouvel ordre.

Pourquoi prévenir aussi tard?
«Rétention d’information», affirme Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau Sortir du nucléaire, pour qui ce laps de temps de plusieurs heures trahit en fait une volonté de dissimuler l’accident. Selon lui, «face à l’ampleur de la fuite, la Socatri a été obligée de communiquer.» Plus prudent, Bruno Chareyron, responsable laboratoire de la Criirad (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité) attend le résultat de l’enquête menée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). «Plusieurs questions restent en suspens: y a-t-il d’autres éléments que l’uranium dans la fuite? Où vont se déposer ces particules d’uranium et en quelles quantités? Que pourrons-nous pomper?» «La radioactivité décroît depuis hier et va encore baisser, insiste Catherine Dalverny. Mercredi après-midi, nous avons eu la confirmation d'une absence de pollution dans les lacs au-dessus du site et dans le captage des eaux privées.»

Quelle quantité d’uranium a fuité?
Selon l’ASN, qui classe l’accident en niveau 1, la concentration en uranium mesurée dans une des rivières polluées, la Gaffière, «est de l'ordre de mille fois (ce qui est) habituellement relevé». Mercredi, la société Socatri (Areva) a annoncé que la fuite est quatre fois moins importante qu’annoncée: ce ne serait pas 360 kg d'uranium naturel mais 75 kg qui ont été rejetés (soit 6,25 m3 d'effluents contenant 12 gr d'uranium par litre). «Cela représente une concentration de 2 milliards de Becquerel (unité de mesure de la radioactivité) rejetés, c’est 27 fois plus que leur autorisation annuelle de 72 millions», pointe Bruno Chareyron.

Est-ce dangereux?
Mardi soir, l’ASN a déclaré qu’«en cas de consommation éventuelle de poisson, l'impact sanitaire est très limité.» Le porte-parole du réseau Sortir du nucléaire, Stéphane Lhomme, n’est pas d’accord. «Les particules d’uranium ingérées peuvent se fixer sur un organe et engendrer le développement d’un cancer», a-t-il assuré à 20minutes.fr.



770 tonnes de déchets radioactifs enfouis depuis 30 ans


La Criirad réclame la décontamination du site. Celui-ci exploité par Areva explique qu'il "ne s'agit pas d'une décharge sauvage mais d'installations identifiées".

(Idé)

(Idé)

La Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) a dénoncé mercredi 9 juillet la présence de 770 tonnes de déchets radioactifs enfouis depuis plus de 30 ans sur le site nucléaire de Tricastin (Drôme). La Commission a réclamé la décontamination intégrale du site. "Il s'agit de pratiques scandaleuses à l'origine, mais encore aujourd'hui. Avec les intempéries, les déchets affleurent à l'air libre et plutôt que de les enlever, on remet une couche de terre dessus", a déploré la directrice de la Criirad, Corinne Castanier.

"Secret défense"

Sans rapport avec la fuite d'uranium survenue mardi à Tricastin, les déchets radioactifs ont été enfouis entre 1969 et 1975, et forment un tumulus de terre sur un périmètre exploité par la Cogema (Areva NC Pierrelatte). La Criirad a découvert la présence des ces déchets à l'issue de relevés révélant une légère irradiation près de la butte, puis de recherches dans les inventaires de l'Agence nationale des déchets radioactifs (ANDRA), où ces déchets n'apparaissent pour la première fois qu'en 2002, selon Corinne Castanier. Pour Areva NC, "il ne s'agit pas d'une décharge sauvage mais d'installations identifiées. C'est un sujet connu, qui a fait l'objet d'études et de recommandations depuis plusieurs années", a expliqué Gilles Salgas, responsable de la communication. Il admet néanmoins "un certain flou" qu'il explique par le "secret défense" : "Il s'agit de matériels issus d'usines travaillant pour la défense nationale et il a donc pu exister à une époque une certaine discrétion", a-t-il expliqué, soulignant qu'Areva faisait "ce qui est préconisé dans un rapport d'experts de 1997", c'est-à-dire un "suivi environnemental". Cependant, selon Corinne Castanier, ce même rapport avait aussi conclu qu'à cette date, "environ un tiers des déchets d'uranium avait fui dans la nature", ce qui avait suscité des inquiétudes sur une éventuelle pollution de la nappe phréatique située sous la butte.

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