L'Argentine dit merde à Repsol

Le vent de l'Histoire tourne : L'Argentine prouve qu'il y a une vie après la "mondialisation inévitable" et que l'avenir n'est pas dans la destruction des États.

 Le gouvernement argentin vient de décider, ce 16 avril 2012, d’exproprier le groupe espagnol Repsol de sa participation dans la compagnie pétrolière argentine YPF, qui est donc renationalisée.

Cette nouvelle décision fait grimper aux rideaux le gouvernement de Madrid qui y dénonce une attaque contre les « intérêts espagnols ». Mais elle s’inscrit en réalité dans une politique de longue haleine, mise en œuvre depuis dix ans par le président de la République Nestor Kirchner puis par sa femme qui lui a succédé à ce poste.

Cette politique « néo-péroniste » est approuvée par une très grande majorité du peuple argentin : elle consiste à rendre à la République argentine sa souveraineté et son indépendance nationales, et sa capacité à assurer la justice sociale entre ses habitants. Ses succès sont remarquables.

(source : François Asselineau http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/l-argentine-prouve-qu-il-y-a-une-114907 )


 Argentine: Repsol avait tenté de vendre sa part dans YPF à des Chinois

 MADRID - Le groupe pétrolier espagnol Repsol a tenté de vendre sa part de 57,4% dans l'argentin YPF à une entreprise énergétique chinoise, peu avant la décision du gouvernement local de l'exproprier partiellement, affirme mercredi le Financial Times.

 La tentative secrète pour vendre 57% d'YPF à un acheteur chinois, qu'une personne impliquée (dans les négociations) a identifié comme Sinopec, a échoué après l'annonce lundi par le gouvernement argentin qu'il exproprierait 51% de l'entreprise, écrit le quotidien économique.

Le président de Repsol, Antonio Brufau, avait lui-même confié mardi à la presse que la part du groupe dans YPF avait suscité l'intérêt d'investisseurs internationaux: nous avons reçu des signes d'intérêt, avec des valorisations similaires aux 10,5 milliards de dollars (8 milliards d'euros) chiffrés par Repsol.

M. Brufau a affirmé avoir souhaité, ces dernières semaines, discuter d'une modification de l'actionnariat d'YPF avec la présidente argentine Cristina Kirchner, pour tenter d'apaiser les tensions, mais elle n'a pas eu le temps de me recevoir, a-t-il regretté.

Contacté par l'AFP, un porte-parole de Repsol a indiqué que le groupe avait reçu des propositions fermes de deux ou trois entreprises, mais n'a pas voulu donner plus de détails.

Sinopec, premier raffineur chinois, et Repsol sont déjà partenaires au Brésil, où le groupe chinois a pris une part de 40% dans la branche brésilienne de Repsol.

Source : http://www.romandie.com/


 Total suit de près la situation en Argentine, après l'expropriation d'YPF

 PARIS - Total, deuxième producteur de gaz en Argentine, suit avec attention la situation dans le pays, après la décision du gouvernement argentin d'exproprier en partie le groupe espagnol Repsol de sa filiale YPF, a-t-on appris mardi auprès du géant pétrolier français.

 Nous suivons la situation avec attention et nous voulons rester un important contributeur à la production de gaz en Argentine, a déclaré à l'AFP un porte-parole de Total, sans autre commentaire.

Total est présent en Argentine depuis 1978 et opère 30% de la production gazière du pays.

Sa production y augmente régulièrement depuis plusieurs années : elle s'est élevée à 86.000 barils équivalent pétrole (bep) par jour l'an dernier, ce qui représente environ 3,5% de sa production mondiale d'hydrocarbures, contre 83.000 en 2010 et 80.000 en 2009.

Selon son dernier document de référence, le groupe français est l'opérateur de six gisements d'hydrocarbures dans le pays, avec des participations comprises entre 24,7% et 37,5%, et dispose d'une part de 2,51% dans un septième champ. De plus il y investit dans l'exploration des gaz de schiste.

La présidente argentine Cristina Kirchner, ignorant les avertissements de Madrid, a décidé lundi d'exproprier partiellement la compagnie pétrolière YPF, contrôlée par Repsol à 57,4%, dont l'Etat argentin et les provinces détiendront désormais 51%. Cette décision a ouvert une crise sans précédent entre l'Espagne et l'Argentine, deux pays traditionnellement amis.

Source:http://www.romandie.com/

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Commentaires (1)

DeProfundisMorpionibus
  • 1. DeProfundisMorpionibus | 20/04/2012
Expropriation et Autogestion...

La solution...

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Date de dernière mise à jour : 18/04/2012

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