Breizhistance : Voilà les ramoneurs de menhirs

Edité le 08/11/2009


Sorti en 2007, le premier album des Ramoneurs de menhirs "Dañs an diaoul" a enfin droit à son clip. Mélange habile de musique traditionnelle et de punk engagé le tout saupoudré de chants en breton, les ramoneurs s'était imposé comme le fer de lance d'une scène bretonne rebelle et fière de ses racines. Le titre "BellARB"(*) (le clip présenté ci-dessous) reflète le côté révolutionnaire du groupe, mélange du fameux « Bella Ciao » le chant des partisans communistes italiens sous Mussolini et du « Kan bale an ARB » de Glenmor, l’hymne de l’armée révolutionnaire bretonne.

* ARB = Armée révolutionnaire bretonne Clin d'oeil


Biographie

Une rencontre détonante entre musique traditionnelle bretonne et punk-rock, il fallait y penser ! Le chant breton de Maurice Jouanno, accompagné des renommés sonneurs Eric Gorce et Richard Bévillon au binioù et à la bombarde, fusionne avec la guitare saturée et la boîte à rythmes de Loran, guitariste-sauvage des Bérurier Noir. Figure emblématique de la gavotte bretonne, Louise Ebrel, intervient également sur certains morceaux. Formé en 2006, Les Ramoneurs de Menhirs ont rapidement rencontré un succès phénoménal en Bretagne. Leur mélange punk-trad breton a su réveiller un fort engouement trans-générationnel tout en opérant une fusion entre des tribus, à première vue diamétralement opposées, les punks et les amateurs de trad breton. En concert, le pogo punk a su trouver sa place au sein de la gavotte bretonne. Véritable révolution culturelle et générationnelle, les concerts des Ramoneurs de Menhirs fédèrent sans cesse de plus en plus de monde, en Bretagne et dans l’Hexagone. Depuis sa sortie en septembre 2007, leur premier opus, Dans añ Diaoul (La Danse du Diable, en français) « squatte » la première place des Meilleures Ventes Bretagne de la Coop Breizh, distributeur du disque. Accumulant les récompenses, Les Ramoneurs de Menhirs sont aujourd’hui reconnus comme le groupe phare de la scène traditionnelle bretonne et s’imposent comme un nouveau souffle du punk français. Préparez-vous à l’explosion !


Interview du groupe (Propos recueillis par Gaël Bocandé)


Comment est né le groupe des Ramoneurs de Menhirs?
Loran: Avec Éric (Éric Gorce, un des deux sonneurs du groupe), nous nous sommes rencontrés lorsque nous vivions dans la rue à Paris. Nous nous sommes retrouvés en 1985 quand il est venu sonner avec les Bérus sur «Vive le feu»; nous nous sommes retrouvés pour quelques concerts, notamment pour les 25ans des Transmusicales en 2003... Momo: Et puis, à l'occasion de l'enregistrement d'un disque d'Éric et Richard (Richard Bevillon, autre sonneur du groupe) à Paris, Loran a proposé de former un groupe, c'était aumoment des vacances de Pâques 2006.

Et l'idée de mélanger de la musique traditionnelle à du punk?
Loran: Personnellement, j'ai toujours trouvé qu'il y avait un côté très punk dans la musique traditionnelle. Je parle de l'aspect marginal, un peu en dehors des clous. Pour moi, c'était aussi l'occasion de poursuivre le combat engagé avec les Bérus. Momo: Moi qui ne viens pas du milieu punk, je trouve que finalement, d'avoir ajouté une note punk, ne change pas fondamentalement les chansons. Ma façon de chanter a peut-être un peu évolué. Ça reste de la musique bretonne avec un tempo punk rock.

Cela fait trois ans que le groupe existe, vous tournez beaucoup, quel accueil vous réserve le public?
Loran: C'est ça qui est formidable. Moi je cherchais à retrouver ce côté fédérateur que nous avions avec les Bérus. Avec les Ramoneurs, c'est encore mieux, parce que nous touchons toutes les générations. Ça va des ados qui «pogottent» à l'avant aux petits vieux de 80 ans qui font les danses traditionnelles dans le fond. Momo: Oui, finalement, on retrouve la même ambiance que dans les fest-noz traditionnels. Toutes les générations se mélangent.

Et l'engagement politique?
Loran: Il est présent, plus que jamais. Tout à l'heure, je parlais du côté punk de la musique traditionnelle bretonne. Elle l'est de par son insoumission, sa résistance. Des notions importantes pour moi. Et puis d'une manière générale, je crois qu'aujourd'hui plus que jamais auparavant, il faut se battre pour préserver notre planète. Ça passe par le mélange et la diversité. Et je retrouve ça dans la culture bretonne. Momo: Il faut continuer à se battre pour une meilleure reconnaissance des langues et des cultures régionales.

 

N.B : "er maest" = "dehors" Rigolant


Discographie

  • 2006 : Kerne Izel, Coop Breizh (Bévillon et Gorce accompagnés de Louise Ebrel, du chanteur traditionnel vannetais Maurice Jouanno et de Loran, guitariste du groupe Bérurier Noir pour les titres Gavotte d'honneur Bigouden et Yaw ha yaw ha yaw.
  • 2007 : Dañs an Diaoul

  1. K.A (3:34)
  2. BellARB (5:24)
  3. Dañs Gwadek 1 (Plinn) (4:03)
  4. Yaw Ha Yaw Ha Yaw (An Dro) (3:34)
  5. Nomades (2:47)
  6. Edan Ur Blez (Laridé) (5:41)
  7. Na Gast Na Matezh (Gavotte Pourlet) (3:31)
  8. Captain Kirk (2:39)
  9. Dañs Gwadek 2 (Plinn) (4:29)
  10. Vive Le Feu (6:01)
  11. 'Vel Un Tour-Tan (Gavotte D'Honneur) (3:547)

 

Site officiel des ramoneurs de menhirs

 

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Commentaires (1)

jul'
  • 1. jul' | 17/04/2010
Du bon son Breton (ça rime) comme on l'aime :)
je les ai vus l'année dernière à Rennes 2, c'était d'ailleurs assez spécial ^^
Mais ça fais plaisir d'entendre des chants en breton !!!
Breizh Izel !

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