Gaza : Marche pour la liberté


publié le lundi 28 décembre 2009

Communiqué de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS)
 

Un an après l’offensive meurtrière israélienne contre la population palestinienne dans la bande de Gaza, celle-ci continue à vivre un siège israélien insupportable.

L’adoption du rapport Goldstone par les Nations unies (Conseil des Droits de l’Homme et Assemblée générale) n’a pas abouti à des sanctions contre Israël, qui continue à violer les droits humains les plus élémentaires et le droit international en toute impunité.

Plus de 1300 citoyens de 43 pays entier se sont faits les porte-parole des citoyens du monde entier épris de paix de justice et de liberté pour témoigner sur place notre solidarité au peuple palestinien et singulièrement à la population de Gaza.

Les participants à la Marche de la liberté ont un message essentiel : il faut contraindre Israël à lever le siège.

Jusqu’à présent, le gouvernement égyptien continue à refuser le passage de la frontière aux marcheurs. C’est une position inique, qui contribue à l’isolement inhumain de la population de Gaza.

Les participants à la Marche multiplient cependant depuis l’Egypte les initiatives de solidarité : marches aux bougies, lancers de fleurs, chants, manifestations diverses. Plusieurs centaines d’avocats égyptiens ont eux aussi marché pour Gaza le 27.

La France, elle, ne peut laisser faire le crime que constitue le siège de Gaza. Avec ses partenaires européens, elle doit prendre toutes les mesures utiles, pressions économiques, sanctions, qui s’imposent contre Israël pour contraindre le gouvernement de Tel-Aviv à cesser ce blocus inhumain et illégal.

Paris, le 28 décembre 2009 ».


L’Egypte se prend les pieds dans la marche pour la paix à Gaza

Par CLAUDE GUIBAL-Libération.fr  29/12/2009 

Des militants lors d'un rassemblement au Caire le 27 décembre 2009 pour marquer le premier

Des militants lors d'un rassemblement au Caire le 27 décembre 2009 pour marquer le premier anniversaire de l'offensive israélienne à Gaza.

Il secoue la tête, l’air écœuré. «Les autorités ont peur de nous. Nous ne sommes pas des provocateurs. Nous voulons simplement rappeler les droits du peuple palestinien. Je ne comprends pas que les peuples arabes ne se mobilisent pas davantage pour Gaza.» Mgr Gaillot fait partie des 1 300 participants venus au Caire du monde entier pour la Marche pour la paix à Gaza. Une initiative pour marquer le premier anniversaire de l’offensive israélienne «Plomb durci» et dénoncer le blocus qui asphyxie le territoire palestinien depuis la prise de pouvoir du Hamas, il y a deux ans et demi. Ils entendent rallier Gaza jeudi via le terminal égyptien de Rafah, mais les autorités du pays ont interdit la manifestation, pour raisons de sécurité.

 La capitale égyptienne doit désormais gérer la frustration et la colère de plus d’un millier de militants internationaux, peu au fait de la sécurité du pays. Une trentaine de camions antiémeutes contiennent ainsi les 300 membres de la délégation française, qui ont entamé un sit-in de protestation et passé la nuit sous la tente devant l’ambassade de France au Caire. La police a également interdit à des centaines de militants d’embarquer à bord de felouques, pour un hommage, bougies à la main, aux victimes civiles gazaouies. L’Egypte multiplie aussi les obstacles pour empêcher l’arrivée du convoi «Viva Palestina». Partis de Londres début décembre avec plus de 200 véhicules chargés d’aide humanitaire, ses 500 militans, dont l’intellectuel Noam Chomsky, restent bloqués dans le port d’Aqaba en Jordanie, en attendant l’autorisation de débarquer à Nuweiba, de l’autre côté de la mer Rouge.

Ces manifestations de solidarité avec Gaza mettent l’Egypte dans l’embarras alors que fait rage la polémique sur la barrière souterraine qu’elle construit sous sa frontière pour mettre fin au trafic dans les tunnels. Accusée de participer au blocus, elle peine à justifier sa politique auprès du monde arabe et de sa propre opinion publique. Au moment où les négociations avec Israël pour la libération de Gilad Shalit s’intensifient, Le Caire veut obliger le Hamas à des concessions. Et compte mettre les bouchées doubles pour convaincre l’administration Obama de s’impliquer dans la relance du processus de paix. Il s’agit aussi d’une stratégie interne : en asphyxiant le Hamas, l’Egypte envoie un message explicite aux Frères musulmans égyptiens, dont le mouvement est une émanation. Hanté par les risques d’une contagion, le pays veut empêcher tout succès du Hamas, sous peine de donner des ailes à ses propres islamistes.


Message de solidarité de Roger Waters - PINK FLOYD

mardi 29 décembre 2009

Je m’appelle Roger Waters. Je suis un musicien anglais vivant aux Etats-Unis. Je vous écris pour exprimer mon immense admiration et ma solidarité avec les 1360 hommes et femmes de 42 pays différents qui se réunissent en Egypte pour préparer la Marche pour la Liberté de Gaza.

Tous, nous avons observé, atterrés, l’attaque vicieuse faite il y a un an contre le peuple de Gaza par les forces armées israéliennes et le siège continu et illégal. Les ravages contre la population en souffrance de Gaza par non seulement l’invasion mais le siège sont inimaginables pour nous qui sommes hors ces murs.

Le but de la Marche pour la Liberté est d’attirer l’attention du monde entier sur la situation critique du peuple palestinien de Gaza dans l’espoir que les écailles vont tomber des yeux de tous, gens ordinaires, gens honnêtes, du monde entier, pour qu’ils puissent voir l’énormité des crimes qui ont été commis, et réclament à leur gouvernements de faire toutes les pressions possibles pour qu’Israël lève le siège.

J’utilise le mot « crime » en connaissance de cause, car et le siège et l’invasion ont été déclarés illégaux par l’ensemble des Nations Unies et les associations des droits de l’homme les plus importantes.

Si nous n’observons pas tous la loi internationale, si certains gouvernements se croient au-dessus d’elle, on est à deux doigts de sombres pas vers la barbarie et l’anarchie.

La Marche pour la Liberté de Gaza est un signal pour tous ceux d’entre nous qui croient que sous la peau, nous sommes tous frères et sœurs, qui devons nous tenir épaule contre épaule, si nous sommes prêts à faire un futur où tous aurons recours à la loi et aux droits de l ‘homme universels. Là où la vie, la liberté et la quête du bonheur ne sont pas que les chasses gardées de quelques uns. Tout le pétrole du Proche Orient ne vaut pas la vie d’un seul enfant.

Aussi à ceux d’entre vous qui marchez, je tire mon chapeau. Ce que vous faites est courageux et noble et quand vous aurez atteint votre but, s’il vous plait dites à nos frères et à nos sœurs palestiniens que nous, d’ici, loin des Murs de leur Prison, nous sommes des centaines de milliers qui sommes solidaires d’eux. Aujourd’hui des centaines de milliers, demain des millions, bientôt des centaines de millions. Nous triompherons.

Roger Waters (Traduction Carole SANDREL)

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