Vous avez dit "inégalités" ?

Lu ce jour dans la presse :

Les milliardaires n’ont jamais été aussi nombreux en France

Le montant total des 500 premières fortunes françaises a bondi de 15% en 2013, après une hausse de 25% en 2012, selon l’étude du magazine Challenges. Le nombre de milliardaires est passé de 55 à 67. L’hebdomadaire explique :

« Ces confortables valorisations ne sont pas seulement dues à la bonne santé des entreprises. Pour relancer une machine économique qui tourne au ralenti, les banques centrales ont, depuis quelques années, fait tourner leur planche à billets et prêté à taux nul, ou même négatif.

Conséquence : nos économies sont submergées de milliards qui vont s’investir de préférence sur les beaux actifs réels, comme les participations dans les sociétés, cotées ou pas, l’immobilier et… les biens de luxe. »


Lu la semaine dernière dans la presse :

Plus de 14 % des Français touchés par la pauvreté

La pauvreté a augmenté régulièrement depuis 2008 pour atteindre 14,3 % de la population en 2011 et cette hausse s'explique par les difficultés croissantes rencontrées par les personnes pauvres pour sortir de cet état.
Tels sont quelques-uns des principaux constats faits par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans l'édition 2014 de son rapport annuel sur « Les revenus et le patrimoine de ménages » publié mercredi 2 juillet.
Comme toujours avec ce genre de publication, les résultats présentés par l'Insee sont à la fois intéressants et frustrants puisqu'ils remontent à l'année 2011, une année de reprise confirmée avec une hausse du PIB de 2,1%, et puisque, depuis cette date, la croissance française est retombée (+ 0,3 % en 2012 et en 2013), ce qui ne peut manquer d'avoir eu un impact sur les revenus des ménages.Cet effet n'est pas connu pour l'instant. Mais rappelons qu'en 2011, avec une croissance de 2,1 %, le taux de pauvreté a augmenté de 0,3 point.
Rappelons que le niveau de vie est l'ensemble des revenus (d'activité, de remplacement etc.) perçus par les ménages, nets des impôts directs et rapportés au nombre d'unités de consommation.
Contrairement à 2010 où pratiquement toutes les catégories de population avaient vu leur niveau de vie baisser, seuls les quatre premiers déciles ont été dans ce cas en 2011. A l'inverse, les quatre derniers ont augmenté. La plupart des indicateurs montrent une progression des inégalité
La pauvreté, de son côté, progresse chez les actifs en emploi (8 % sont pauvres) et chez les chômeurs (38,9 % sont pauvres). A l'inverse, les retraités sont les seuls à voir leur taux de pauvreté baisser de 10,7 à 9,3 %.
Autres information intéressante: d'une année à l'autre, la probabilité de rester pauvre est forte, deux pauvres sur trois en 2009 le restent en 2010. Les sorties de pauvreté sont en diminution et 30 % des personnes qui tombent dans la pauvreté y restent au moins trois ans. Enfin, si les cadres et les professions intermédiaires sortent en moyenne plus vite de la pauvreté, plus le temps passe, plus les différences entre catégories de population s'estompent.

"Los ricos son mas ricos, los pobres son mucho mas" : Vive la lutte des classes !

«Finalement, quand on est riche, ça ne s'arrête jamais?», demande Aldo Bonnard, modeste représentant qui vient de gagner une fortune au loto, au directeur de la banque Rothschild qui lui répond: «Rassurez-vous, c'est pareil quand on est pauvre!».
Cette célèbre réplique, extraite du film «Ah si j'étais riche», de Michel Munz en 2002, est très loin d'être fausse si l'on en croit les résultats du dernier Insee Références sur les revenus et le patrimoine des ménages. En France en 2011, les personnes les plus aisées bénéficiaient d'un niveau de vie 3,6 fois plus élevé que celui des plus modestes. Une écart en forte hausse qui, d'après l'Insee, est synonyme d'accroissement des inégalités.
Qui a été le plus concerné par la dégradation du niveau de vie constatée durant les premières années de la crise? L'enquête Revenus fiscaux et sociaux de l'Insee livre une réponse à deux volets. En premier lieu, les chômeurs, de plus en plus nombreux à vivre sous le seuil de pauvreté, notamment en raison de l'allongement de la durée des périodes de chômage, et dont le taux de pauvreté a augmenté de trois points entre 2010 et 2011 (de 35,8 % à 38,9 %). Mais une autre catégorie a également été fortement touchée: les salariés, et parmi eux ceux qui souffrent de la stabilité des plus bas salaires. Leur taux de pauvreté a connu une hausse de 0,6 point en un an (de 6,3 % en 2010 à 6,9 % en 2011).
A l'inverse, les personnes aisées ont vu leur niveau de vie déjà élevé s'améliorer. Un fait est particulièrement marquant: la crise économique et financière de 2008 n'a pas eu d'impact à long terme sur les plus hauts revenus, dont la croissance n'a été qu'interrompue brièvement....

Sources :

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Date de dernière mise à jour : 11/07/2014

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