Juppé, Longuet, deux ministres que la justice connaît bien

Promus par Nicolas Sarkozy lors du dernier remaniement, les deux ministres UMP ont été plusieurs fois mis en cause.

   Alain Juppé est confronté à la justice pour la première fois en 1995. Dans un document de la ville de Paris révélé par Le Canard enchaîné, Alain Juppé, alors adjoint au maire chargé des finances, demande aux services de la ville de diminuer le loyer de l'appartement qu'occupe son fils. A la suite d'une plainte de l’Association des contribuables parisiens , une information judiciaire est ouverte par le procureur de la République de Paris pour "prise illégale d'intérêts". Le dossier est classé sans suite, Alain Juppé acceptant de libérer le logement.

Trois ans plus tard, il est mis en examen pour "abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt" dans l'affaire des emplois fictifs du RPR et de la mairie de Paris. Il est condamné en 2004 à dix-huit mois de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris et à une peine de dix ans d’inéligibilité. Sa condamnation est réduite en appel à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité.

Un non-lieu et deux relaxes pour Gérard Longuet 

Gérard Longuet, en revanche, n'a jamais été condamné pour des faits de corruption. Il a cependant connu lui aussi plusieurs mises en examen. Outre son engagement de jeunesse à Occident, groupuscule d'extrême droite –période à laquelle il est condamné pour "violence et voies de fait avec armes et préméditation"- Gérard Longuet est mis en examen en 1995 dans l'enquête sur le financement occulte du Parti républicain. Affaire dans laquelle il obtiendra un non-lieu  en mars 2010. Gérard Longuet est également renvoyé pour "recel d'abus de crédit" pour la construction de sa villa de Saint-Tropez avant d'être relaxé. En mai 2001, il est placé en garde à vue pour recel de corruption dans l'affaire des marchés publics d'Ile-de-France, avant d'être une nouvelle fois relaxé quatre ans plus tard.

Mais Gérard Longuet pourrait bien ne pas en avoir fini avec la justice. En effet, dans l'enquête sur l'attentat de Karachi, le juge Van Ruymbeke, a obtenu il y a quelques semaines, que l'affaire du financement du Parti républicain soit versée au dossier. Il pourrait y avoir un lien entre les rétrocommissions et le financement de la campagne d'Edouard Balladur, en 1995, alors que Gérard Longuet était à la tête du Parti Républicain. L'avocat de plusieurs parties civiles compte demander son audition.

(EG - Nouvelobs.com)

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