Foot : carton rouge pour la FIFA, pas un rond pour les organisateurs !

La devise de la Coupe du monde 2010 "Ke Nako ("Il est temps") - Celebrate Africa's humanity" dit bien les attentes des Africains quant à l'événement. Pour les jeunes footballeurs sud-africains et pour leurs supporters, accueillir cet événement planétaire dans leur pays n'est rien moins que la réalisation d'un rêve. Mais quel profit réel pourront en tirer tous ceux qui vont concourir à la réussite de ce grand pari ? Qu'en pensent les acteurs de la vie politique, dont certains s'étaient d'abord déclarés réticents, comme Helen Zille, Premier ministre de la province du Cap-Ouest ?
Quelles retombées le commerce local peut-il en espérer ? Les contrats et les commissions n'ayant absolument pas pu être négociés, ce sont les sponsors habituels de la FIFA qui possèdent les droits exclusifs. Le marché local héritera au mieux des miettes. Même les nuitées rapporteront indirectement à la FIFA, notamment par l'intermédiaire de la société Match Hospitality à qui elle a confié la commercialisation des billets d'entrée et qui prélève un pourcentage sur les forfaits vendus par les hôteliers ou les agences de voyage...

La coupe de Bonne Espérance - Le 1er juin à 20h35  sur Arte

Et si le rêve des Sud-Africains leur avait d'ores et déjà été volé ? Une enquête sur le terrain, à la veille du coup d'envoi.

Quelles retombées le commerce local peut-il espérer de la Coupe du Monde de football?



 


Football : la Chine fait main basse sur le business de la Coupe du monde FIFA ?

Le business de la Coupe du monde 2010, première à se jouer en Afrique, serait-il essentiellement détenu par la Chine ? C'est en tout cas ce dont se plaignent les syndicats et chambre de commerce en Afrique du sud.

Il y a quelques semaines, l'information avait fait l'effet d'une bombe : les répliques de la mascotte du Mondial 2010, le léopard aux cheveux verts Zakumi, n'étaient pas produites dans le pays organisateur, l'Afrique du sud, mais en Chine. Pire, la production dans l'usine shanghaïenne ayant décroché la licence FIFA fut suspendue suite à un scandale de non-respect des conditions de travail.

Le constat aujourd'hui est sans appel : alors que l'industrie manufacturière sud-africaine souffre de la crise économique mondiale et qu'un adulte sur trois dans le pays est chômeur, aucun objet dérivé officiel de la FIFA pour la Coupe du monde n'est produit sur place. Ce qui signifie que de nombreuses opportunités de créations d'emplois et d'activités se sont envolées, dans des pays comme le Pakistan, la Thaïlande et surtout la Chine, qui grâce à ses coûts de production ultra-compétitifs, se taille la plus grosse part du gâteaux.

Cette situation est une nouvelle preuve de l'importance prise par la Chine sur le continent africain, mais aussi dans l'ensemble du commercial mondial.

Pour les syndicats et chambres de commerce en Afrique du sud, la situation est inacceptable : toutes les délocalisations de production de produits dérivés vont à l'encontre des intérêts nationaux.

"Franchement, nous ne sommes pas contents. Nous sommes d’accord avec les syndicats et c’est suffisamment rare pour être souligné" a déclaré Neren Rau, président de la SACCI, la Chambre de commerce sud-africaine, estimant également que la politique d'attribution des licences est "contre l’intérêt national". La délocalisation de la fabrication de la mascotte, pour ne prendre qu'elle a été considérée comme une trahison, d'autant plus que c'est un parlementaire ANC local qui a négocié le contrat.

Un autre exemple de ce business de la Coupe du monde dont les Sud-africains ne profiteront pas, la bière.

"Budeweiser est la bière officielle du Mondial. Elle est fabriquée aux États-Unis et nous n’avons pas eu connaissance d’accords passés avec des brasseries locales pour la produire en Afrique du Sud. Elle sera donc importée" a précisé Zet Luzipo, secrétaire provincial du Cosatu, premier syndicat du pays. Un phénomène qu'il regrette : "Encore un manque à gagner important alors que nous savons fabriquer de la bière."

Pour lui, l'Afrique du sud profitera peu des retombées du Mondial de football par rapport à ce qui pouvait être envisagé : "Les activités qui se dérouleront ici ne viseront pas forcément à promouvoir l’Afrique du Sud ou même l’Afrique en tant que continent, mais elles viseront à promouvoir des produits fabriqués à l’étranger".

Pour Yussuf Vanker, de GEM Schoolwear, une usine textile de Durban, le sentiment d'être laissé pour compte est évident : "Je pense que c’est du vol, car la coupe du Monde est venue ici, en Afrique du Sud et financièrement, en tant que fabricant, nous n’avons aucune retombée. Et nous sommes plus que capables de produire ces lignes ici, à des prix et à une qualité très compétitifs. Nous avons tenté de produire quelques articles, mais on nous a répondu que tout était importé".

L'Afrique du sud a déjà investi trois milliards d'euros dans l'organisation de la Coupe du monde. Si les bénéfices sont d'ores et déjà important, la population sud-africaine a clairement le sentiment que la situation aurait pu être encore plus profitable, notamment en termes de créations d'emplois.

Source : http://www.radio86.fr/la-chine-en-profondeur/lactu-du-jour/10938/football-la-chine-fait-main-basse-sur-le-business-de-la-coupe-du-monde-fifa

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Commentaires (1)

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