Des retraités et des étudiants pour remplacer les professeurs absents ?

Le ministre Luc Chatel entend ainsi faciliter les remplacements en cas d'absence de courte durée.

Dans un collège à Faches-Thumesnil, près de Lille (AFP)

Dans un collège à Faches-Thumesnil, près de Lille (AFP)

Des jeunes retraités et des étudiants pourraient être sollicités pour remplacer les enseignants absents. C'est ce qu'annonce le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel (UMP), dans un entretien paru mardi 8 mars dans Le Parisien-Aujourd'hui en France.
Le ministre estime que pour être plus efficace, le système devrait mettre en place un fichier de contractuels associés qui s'ajouterait à celui des professeurs non titulaires. "Pour mieux pallier les absences de courte durée, chaque rectorat devra constituer un vivier supplémentaire de contractuels associés", explique-t-il.

Stages d'observation

Luc Chatel dit penser à "des personnes qui auront déjà été vues par les inspecteurs et dont on sait qu'on pourra les appeler au pied levé, pour un ou trois jours, de jeunes retraités de l'Education nationale, des étudiants qualifiés ou adultes diplômés".
Il précise que ces personnes auront dû bénéficier de stages d'observation avec des professeurs expérimentés.
Cette mesure fait partie d'un plan plus général que le ministre devait présenter ce mardi aux recteurs. Chaque chef d'établissement devra désigner un "pilote" chargé du problème des remplacements, dit-il.
Il estime que 50.000 des 857.000 professeurs sont des remplaçants titulaires et que 10% d'entre eux dans le primaire et 20% dans le secondaire ne sont pas assez utilisés.
Il propose donc de pouvoir affecter ces remplaçants dans d'autres académies que celle à laquelle ils sont en théorie rattachés.
Cette annonce survient alors que 50 recours ont été déposés par des parents d'élèves contre Luc Chatel pour dénoncer la fréquence des absences non remplacées.

 

 

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Commentaires (2)

Nahin
  • 1. Nahin | 21/03/2010

J'ignore où on va, mais certainement pas vers la Mission de l'école.
Un étudiant face à une classe de collège déchaînée, et comme pour un accompagnement : des caméras de surveillance ?!
ça donnerait , entre autres, et à long terme ça : "Massacre à Columbine" !
http://www.dailymotion.com/video/x9yx5t_massacre-a-colombine-partie-1_news

Sans pessinmisme, cela fait longtemps qu'on craignait cela surtout dans les collèges et lycées où il faut envoyer des professeurs formés.
Je souhaite bonne chance aux retraités, car ce ne sont pas nos ennemis. S'ils avaient des ressources décentes (ce n'est pas le cas de tous), ils seraient pas sur le terrain. Ils ont déjà commencé avant les dernières élections présidentielles.


Nahin
  • 2. Nahin | 21/03/2010

Je rajoute juste que depuis 2002, les postes mobiles (remplaçants titulaires) ont été divisés par 5 dans certaines académies et surtout dans le primaire. Les mêmes postes ont été redéployés sur des postes fixes (classe)+ suppression de postes + fermetures de classes = conflits entre parents d'élèves et le corps enseignant.
Comme si les enseignants faisaient et défaisaient "l'Instituion de l'école". But recherché et atteint dans certaines zones, pas faciles, par les "réformateurs"populistes, nous sortant toujours "le carton de l'absentéisme".
Cela fait 8 ans que ça dure, sans parler de leurs prédécesseurs dont un ... certain Allègre.

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