Quand les banques spéculent sur la pédo-prostitution

Sans autre commentaire, deux articles de sources différentes et fiables, qui relatent le même scandale ...

Goldman Sachs copropriétaire de la plus grande compagnie étasunienne pour l’exploitation de la prostitution de mineures

Révélations du New York Times par Lucio Manisco / Mondialisation.ca, Le 3 avril 2012

sex-trafficking.jpgLes affaires sont les affaires et, n’en déplaise à « L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme » de Max Weber, celle du plus vieux métier du monde, surtout quand il est exercé, sous coercition, par les mineures, est une affaire excellente. Comment cela pouvait-il être ignoré par la plus grande banque d’affaires du monde qui, malgré ses responsabilités de tout premier rang dans la crise économique qui est en train de bouleverser la planète, continue à occuper les plus hauts sommets de gouvernements et les plus grands instituts internationaux occidentaux ? Non ignoré, non, par la société Goldman Sachs qui, depuis l’année 2000 jusqu’à il y a un mois, a acheté et co-dirigé une participation de 16% dans la plus grande compagnie étasunienne spécialisée, avec son site Web, dans la promotion et l’exploitation de la prostitution surtout des mineures. A son insu ? Difficile de le soutenir comme elle a tenté de le faire parce que dans le conseil d’administration de la compagnie, la Village Voice Media, siégeait Monsieur Scott L. Lebovitz, un des managing directors de Goldman, au moins jusqu’en 2010 : où la magistrature et le Congrès ont lancé les premières enquêtes sur les activités lucratives de la compagnie, qui détenait aux Usa 70% de la promotion de ce marché ignominieux. Au début de 2010, Lebovitz a donné sa démission mais Goldman Sachs ne s’est débarrassée de cette encombrante co-participation que le 29 mars de cette année là.

C’est le New York Times du 1er avril qui a révélé les résultats d’une enquête menée par Nicholas D. Kristof, un des plus fameux journalistes et commentateurs économiques du quotidien. « La plus grande plateforme du trafic sexuel de jeunes filles mineures aux Etats-Unis -écrit Kristof – semble être un site Internet appelé Backpage.com ; ce véritable magasin de filles et femmes, mineures et obligées de se prostituer, est lui-même la propriété d’une compagnie équivoque du nom de Village Voice Media. Jusqu’à hier on ne savait pas clairement qui en était propriétaire. Nous avons résolu le mystère. Il apparaît que les vrais propriétaires incluent des sociétés financières, parmi lesquelles figure Goldman Sachs dans une proportion de 16% ». Le journaliste rapporte l’embarras de Goldman Sachs quand elle a été interpellée à ce propos, et le « rythme frénétique » avec lequel elle s’est immédiatement défait de sa participation actionnaire. « Nous n’avons eu aucune influence sur la conduite de cette compagnie », a été le commentaire d’Andrea Raphael, porte-parole de Goldman Sachs : ce qui peut aussi vouloir dire que le géant de la finance étasunienne et mondiale savait et n’a rien fait pour changer ou modifier la nature des transactions sur le trafic sexuel de Village Voice Media.

C’est peu dire à quel point il est inconvenant de penser que Mario Monti, principal consultant de Goldman Sachs pour l’Europe, fût au courant de l’implication, même la plus marginale, de l’établissement financier dans la prostitution des mineures en terre d’Amérique (du Nord, Ndt) et dans les autres continents de la planète.

www.luciomanisco.eu

Goldman Sachs finance la prostitution des mineures

prostitution-infantile-porto-rico-L-1.jpgGoldman Sachs, la plus pourrie des banques. Au menu du jour, le trafic des prostituées mineures. L’info ne vient pas d’un site alter, allumé à l’anti-US primaire, mais du New York Times de ce samedi, et sous la signature d’un journaliste de renom, Nicholas D. Kristof.

Kristof écrit : « La plus grande plateforme du trafic sexuel de jeunes filles mineures aux Etats-Unis semble être un site Internet appelé Backpage.com ». Ce site gère les annonces pour les escort girl. Mais écrit Kristof, Backpage joue un rôle majeur dans la prostitution des mineurs. Le journaliste fait état de nombreuses démarches de la justice et de parlementaires, et il évoque notamment une affaire judiciaire en cours à New York concernant une jeune fille de 15 ans « droguée, ligotée, violée et vendue à travers Backpage »

Ce véritable magasin de femmes et de fille est la propriété de la société Village Voice Media, et comme pour nombre de sociétés US, il est difficile d’en connaitre les propriétaires. C’est sur cette question que Kristof a enquêté… et a trouvé : « Nous avons résolu le mystère. Il apparaît que les vrais propriétaires incluent des sociétés financières, parmi lesquelles figure Goldman Sachs dans une proportion de 16% ».

Kristof raconte que, lorsque la banque a appris qu’il enquêtait sur le sujet, elle s’est activée pour vendre ses actions, et elle l’a appelé vendredi après midi pour lui dire qu'elle venait de signer la fin de sa participation à la direction du site.

Andrea Raphael, porte-parole de Goldman Sachs, plaide comme un voyou de seconde zone : « Nous n’avons eu aucune influence sur la conduite de cette compagnie ». Donc, en gros, « on est planté jusque là, mais nous ne sommes que de misérables financiers, sans pouvoir de décision ». Mais Kristof précise  que Scott L. Lebovitz, l’un des managing directors de Goldman, a siégé pendant quatre ans au conseil d’administration de Village Voice Media, jusqu’en 2010. Un repentir ? Tu parles ! A cette époque, la situation leur est apparue intenable… car après des enquêtes judiciaires, le Congrès avait lancé les premières enquêtes sur cette société. Scott L. Lebovitz s’est cassé, mais le fric est resté !

cni-not-for-sale-photo.jpgVillage Voice Médias annonce être vigilant pour écarter les annonces des trafiquants, mais c’est une juste une plaisanterie. L'État de Washington vient d’adopter une loi prévoyant des sanctions pénales qui seraient applicables si Backpage publie des annonces sans vérifier l’âge des femmes, loi qui s’annonce d’application délicate du fait de la protection de la vie privée.  

Kristof conclut : « Ainsi, depuis plus de six ans Goldman détient une participation importante dans une société connue pour ses liens avec le trafic sexuel, et a siégé parmi les dirigeants de l'entreprise pendant quatre ans. Il n'y a aucun indice pour dire que Goldman a utilisé sa participation au capital pour pousser Village Voice à abandonner annonces d'escort girl ou à vérifier l'âge des jeunes femmes ».

Comme je suis moins modéré que Nicholas D. Kristof, je conclurai en disant que les dirigeants de cette banque sont des fumiers.

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2012/04/03/goldman-sachs-finance-la-prostitution-des-mineures.html

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Date de dernière mise à jour : 05/04/2012

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