Le massacre de Wounded Knee

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Redbone - We Were All Wounded At Wounded Knee Lyrics (1973)


  We were all wounded at Wounded Knee - you and me
  We were all wounded at Wounded Knee - you and me
  In the name of manifest destiny
  You and me - you and me - you and me
  
  They made us many promises but always broke their word
  They penned us in like buffalo, drove us like a herd
  And finally on the reservation
  Where we'd gone for our preservation
  We were all wiped out by the seventh cavalry
  You and me - you and me
  
  We were all wounded at Wounded Knee - you and me
  We were all wounded at Wounded Knee - you and me
  In the name of manifest destiny
  You and me - you and me - you and me
  
  Now we make our promises, we won't break our word
  We'll sing, sing, sing out our story 'till the truth is heard
  There's a whole new generation
  Braves who dream of veneration
  Who were not wiped out by the seventh cavalry
  You and me - you and me
  
  We were all wounded at Wounded Knee - you and me
  We were all wounded at Wounded Knee - you and me
  We were all wounded - by Wounded Knee...

 

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"Nous avons tous été blessés à Wounded Knee"

 
Nous avons tous été blessés à Wounded Knee - toi et moi
Nous avons tous été blessés à Wounded Knee - toi et moi
Au nom de la destinée manifeste
Toi et moi - toi et moi - toi et moi
  
Ils nous ont fait beaucoup de promesses qu'ils n'ont jamais tenues.
Ils nous ont parqués comme des buffles, menés comme un troupeau
Et finalement dans la réserve
Et nous étions allés pour nous préserver
Nous avons tous été décimés par le septième de cavalerie
Toi et moi - Toi et moi
  
Nous avons tous été blessés à  Wounded Knee - toi et moi
Nous avons tous été blessés à  Wounded Knee - toi et moi
Au nom de la destinée manifeste
Toi et moi - Toi et moi - Toi et moi
  
Maintenons nous faisons notre promesse et nous la tiendrons
Nous chanterons, chanterons, chanterons notre histoire jusqu'à ce que la vérité soit entendue
Il existe toute une génération
Des Braves qui rêvent de vénération
Et qui n'ont pas été décimés par le septième de cavalerie
Toi et moi - toi et moi
  
Nous avons tous été blessés à Wounded Knee - toi et moi
Nous avons tous été blessés à  Wounded Knee - toi et moi
Nous avons tous été blessées... par Wounded Knee !
 
 
En 1973, Redbone sortit la chanson jugée politiquement orientée "We Were All Wounded At Wounded Knee", rappelant le massacre d'un groupe d'Indiens Sioux par le Septième de Cavalerie en 1890. Pat raconte. "CBS/Epic ne voulait pas l'enregistrer, alors j'ai payé de ma poche.  Ils m'ont fait la faveur d'en sortir 500 exemplaires que j'ai pris sous le bras et emportés en Europe. Je les ai distribués aux stations de radios en Hollande et en un rien de temps, la chanson est devenue numéro à travers l'Europe.  Mais malgré cela les USA ont persisté dans leur refus de la publier. Même en 1973 après l'album Wovoka et d'autres aussi sortis aux  USA, Greatest hits et plus récemment “Essential” paru en 2003, la chanson était toujours inconnue de tous. Elle est jugée trop politique, trop controversée par le gouvernement US même en 2005 "  Wounded knee devint numéro un en Europe. L'album suivant Wovoka aussi se vendit très bien en Europe. Elle ne fut boudée que par les Etats-Unis et le Royaume-Uni. “The best of Redbone” album paru en 1973 fut aussi un énorme succcès aux Pays-Bas et dans les autres pays européens.

 

Une chanson écrite pas seulement en hommage pour le massacre de 1890 mais aussi pour le  siège de 71 jours entre les autorités fédérales et les militants du Mouvement Amérindien.
Il y eut deux victimes parmi les militants dont Franck Clearwater qui se reposait dans une église !

J'ai le sentiment que c'est cet événement qui changea l'histoire du groupe aussi. Chose étrange après cette chanson ils ne connurent plus le succès aux Etats-Unis bien qu'ils aient  sorti pas mal de tubes en  Europe. Furent-ils censurés par le gouvernement ?

 

 

 

Massacre de Wounded Knee

Fosse commune avec des Lakotas morts après le massacre de Wounded Knee.

Le massacre de Wounded Knee a eu lieu aux États-Unis d'Amérique (Dakota du Sud) le 29 décembre 1890. Environ 200 amérindiens de la tribu Lakota Miniconjou (dont plusieurs dizaines de femmes et des enfants) ont été tués par l'armée des États-Unis. Le terme "massacre" a été employé par le Général Nelson A. Miles dans une lettre du 13 mars 1917 au commissaire aux affaires indiennes.

Cinq cents soldats du 7e régiment de cavalerie des États-Unis appuyé par quatre mitrailleuses Hotchkiss ont encerclé un campement d'indien Lakota avec l'ordre de les convoyer en train vers Omaha dans le Nebraska. Le commandant du 7e avait reçu l'ordre de procéder à un désarmement préalable. Il existe différentes versions du massacre mais les historiens s’accordent sur le fait que les tirs ont commencé pendant le désarmement des Indiens. Un coup de fusil a retenti et les Indiens, désarmés et encerclés, ont été mitraillés. Vingt-cinq soldats de la cavalerie ainsi que 153 indiens Sioux ont alors été tués, y compris 62 femmes et enfants. Les cadavres indiens furent enterrés dans une fosse commune sur le lieu du massacre. D'autres Sioux sont morts de leurs blessures ultérieurement. Les soldats tirant de quatre cotés à la fois, certaines des victimes militaires ont probablement été touchées par leurs camarades.

Conséquences

Le chef Miniconjou Big Foot, abattu par un soldat, gît dans la neige. 

Lorsque la tempête de neige qui s'est abattue entre temps s'est calmée, les militaires embauchent des civils pour enterrer les victimes Lakota. 146 Lakota ont été ainsi enterrés dans une fosse commune: 84 hommes et garçons, 44 femmes, et 18 enfants. De plus, 7 blessés Lakota sont morts à l'hôpital de Pine Ridge des suites de leurs blessures.

Le Colonel Forsyth, désavoué par le Général Nelson Miles, a été immédiatement relevé de son commandement. Une enquête militaire approfondie menée par Miles critique les dispositions tactiques prises par Forsyth tout en l'exonérant de sa responsabilité. Le Secrétaire à la guerre rétablit alors Forsyth dans son commandement du 7e régiment de cavalerie. La cour a jugé que, pour la plupart, les soldats de la cavalerie avaient essayé d'éviter les atteintes aux non-combattants. Néanmoins Miles continua à critiquer Forsyth qui selon lui avait délibérément désobéi aux ordres. C’est du général Miles que vient l'opinion selon laquelle Wounded Knee est un massacre délibéré plutôt qu'une tragédie provoquée par des décisions malheureuses (l’opinion publique américaine étant alors généralement favorable à Forsyth).

Vingt "médailles d'honneur" ont été attribuées à des soldats du 7e de cavalerie pour leur conduite durant le massacre. Actuellement, les Amérindiens réclament encore instamment qu'elles soient requalifiées en "médailles du déshonneur".

Vers la fin du XXe siècle, les critiques se font plus vives. Beaucoup considèrent l'évènement comme une des plus grandes atrocités de l'histoire des États-Unis.

Février 1973 : renouveau de la cause indienne 

Plus de quatre-vingts ans après le massacre, le 27 février 1973, Wounded Knee a été le théâtre d'un affrontement entre les autorités fédérales et les militants de l'"American Indian Movement".

Ce jour là, près de trois cent Sioux Oglala ainsi que des sympathisants de la cause indienne se rendirent au village de Wounded Knee et l'occupèrent pour exiger qu'on reconnaisse leurs droits et leur terre.

Cet évènement est raconté dans un livre publié par les "Akwesasne Notes" en 1973 : "Voices from Wounded Knee". Il a été mis en film dans Lakota Woman, siège à Wounded Knee, à travers la participation à l'événement de Mary Crow Dog.

En quelques heures, plus de 2.000 agents du FBI, des policiers fédéraux et des représentants du Bureau des affaires indiennes cernent la ville et organisent un blocus avec des véhicules blindés, des mitrailleuses etc.

Le siège dura 71 jours et fit deux morts dont Franck Clearwater, un indien qui se reposait dans une église. Une paix fut signée et les deux camps acceptèrent de désarmer. Les Indiens avaient instauré une communauté remarquable, avec des cantines communautaires, un service de santé et un hôpital, au sein du territoire assiégé.

 

 

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Commentaires (1)

La Louve
  • 1. La Louve | 01/10/2009
Libérez Leonard Peltier!

Merci pour ce rappel musico-historique, nettement plus intéressant que toutes les pétitions de classe pour sauver le soldat polanski...


Frater et bises!

A bientôt

LL

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