La famille Bush et les nazis

La famille Bush et le prix du sang versé par les nazis

Par Victor Thorn, Babel Magazine, 20 octobre 2002 (Source : www.politique-info.com)

Vous êtes-vous jamais demandé comment Adolf Hitler, un artiste misérable qui vivait dans des asiles de nuit, fut à même de devenir le dieu et führer prééminent de l'Allemagne dans les années 30 et 40 ? Ce que je veux dire, c'est : combien de quasi-sans-abri connaissez-vous qui ont vu une telle chance leur tomber dessus ? Vous pourriez en connaître autant que vous voulez, le phénomène nazi fut tout sauf un hasard. Au contraire, ce furent les banquiers de Wall Street (entre autres) qui furent les financiers cachés de cette fulgurante ascension vers le pouvoir. Ce qui est encore plus regrettable, c'est le fait que la famille de notre actuel président faisait partie des personnes qui ont financé la machine de guerre nazie, tout en en tirant des profits énormes. Les auteurs Webster G. Tarpley et Anton Chaitkin, dans « George Bush : The Unauthorized Biography » (GB : une biographie indésirable), résument la situation comme suit : « En décidant que Prescott Bush [le grand-père de George W. Bush] et les autres directeurs de l'Union Banking Company (UBC) étaient légalement des Prête-noms pour les nazis, le gouvernement éludait le problème historique le plus important : Dans quelle mesure les nazis de Hitler furent-ils eux-mêmes payés, armés et instruits par les cliques de New York et Londres dont Prescott Bush était l'un des directeurs exécutifs ? »

Ainsi donc, avant d'entrer dans les éléments essentiels de cet article, je commencerai par vous dire que ce que vous allez lire ici n'a rien d'un scoop. C'est déjà disponible au départ de toute une série de sources et n'allez donc pas imaginer que je vais défricher de nouveaux terrains. Mon but est plutôt de dégager un aperçu de la manière dont les services de renseignements hollandais et les dossiers du gouvernement américain confirment de façon indubitable » les liens directs entre Prescott Bush, la famille Thyssen et les profits de mort tirés de « notre » Seconde Guerre mondiale. Ces profits ont été amassés via l'UBC, au sein de laquelle Prescott Bush et son beau-père, George Herbert Walker, unirent leurs forces en compagnie de l'industriel allemand Fritz Thyssen et financèrent Adolf Hitler avant et pendant le Seconde Guerre mondiale. Maintenant, même si un grand nombre d'autres sociétés aidèrent les nazis (comme la Standard Oil et la Chase Bank de Rockefeller, ainsi que de grands constructeurs automobiles américains), les intérêts de Prescott Bush furent bien plus profonds et sinistres. Non seulement, les liens financiers étaient davantage impliqués, mais également les liens d'affaires. Ce que j'essaie de dire, c'est ceci : une part importante des assises financières de la famille Bush a été constituée par le biais de leur aide à Adolf Hitler. Pouvez-vous imaginer les ramifications d'une telle affirmation ? L'actuel président des Etats-Unis, ainsi que son père (ancien président, vice-président et directeur de la CIA) sont arrivés au sommet de l'échelle politique américaine parce que leur grand-père et père et leur famille par alliance avaient aidé et encouragé les nazis. Les questions que je voudrais poser maintenant sont les suivantes :

1). Pourquoi le président Bush ne veut-il pas admettre ces crimes familiaux ?

2). Pourquoi les médias ne l'interrogent-ils pas directement sur ces crimes horribles ?

Naturellement, certains peuvent ne pas croire que la famille Bush a aidé directement les Allemands, ce qui, en essence, constituait une trahison contre son propre pays. Mais c'est la triste vérité. Pour le prouver, commençons par le début. En 1922, W. Averell Harriman, ce méprisable magnat du rail, se rendit à Berlin afin d'y rencontrer les membres de la famille Thyssen et de fonder une filiale bancaire. Et qui devint le président de cette banque ? George Herbert Walker, le beau-père de Prescott Bush. Deux ans plus tard, en 1924, l'UBC fut créée en vue d'unir ses forces à la « Bank voor Handel en Scheepvaart » (Banque de Commerce et de Navigation) de Fritz Thyssen. Et qui fut désigné pour diriger directement l'UBC ? Et mieux encore pour Prescott Bush, il y eut le fait que George Herbert Walker lui donna un coup de main incroyable, en 1926, en le bombardant vice-président et partenaire d'affaires dans la Brown Brothers Harriman. Et qui Prescott Bush amena-t-il avec lui dans cette firme ? Une poignée de ses anciens copains de classe de Yale appartenant à la Skull & Bones. De plus, Prescott Bush était l'un des sept actionnaires de l'UBC.

Ici, vous pensez peut-être : la belle affaire ! Rien ne semble sortir de l'ordinaire. Il n'y a là rien de plus que dans les affaires habituelles. Mais les apparences peuvent être trompeuses, comme nous allons le voir d'ici peu. Vous voyez, juste à la fin de ces Années folles que furent les années 20, il se produisit quelque chose qui, lorsqu'on le considère dans le contexte de Prescott Bush, remet toute chose dans sa propre perspective. Une fois de plus, citons les auteurs Tarpley et Chaitkin dans leur Biographie indésirable » : « Le grand krach financier de 1929-1931 ébranla l'Amérique, l'Allemagne et la Grande-Bretagne, affaiblissant tous les gouvernements. Il rendit également le très empressé Prescott Bush plus désireux encore de faire tout ce qui était nécessaire pour garder sa nouvelle place dans le monde. Ce fut lors de cette crise que certains Anglo-Américains décidèrent la mise en place du régime hitlérien en Allemagne. » Et qui allait être l'un des personnages clés pour amorcer la relève de la garde en Allemagne ? Le partenaire de la famille Bush, Fritz Thyssen. Ici, il serait opportun de regarder de plus près le type de personnes que fréquentaient les Bush. Fritz Thyssen fut le premier à faire décoller le parti nazi nouvellement constitué en lui donnant 25 000 dollars au milieu des années 20. En 1931, il rallia le parti nazi et devint bientôt un ami intime d'Adolf Hitler.

Au fil des années, Thyssen finit par devenir « le premier et le plus important financier de Hitler » et il devint l'un des personnages prépondérants dans sa montée vers le pouvoir. Thyssen était fasciné par Hitler, se vantait-il. « Je me rendis compte de ses talents d'orateur et de sa capacité à diriger les masses. Ce qui m'impressionna le plus, toutefois, c'était l'ordre qui régnait durant ses meetings, la discipliner quasiment militaire de ses partisans. » En septembre 1932, Thyssen invita un cadre des industries allemandes à rencontrer Hitler et tout marcha sur des roulettes après que Hitler eut répondu à chaque question, à leur « extrême satisfaction ». Thyssen était si enthousiaste dans ses louanges et dans son soutien qu'il écrivit bientôt un livre intitulé « I Paid Hitler » (J'ai financé Hitler) où il explicite clairement le rôle qu'il joua dans le nazisme depuis octobre 1923. Fritz Thyssen usa également de son influence en mettant en place le German Steel Trust » (Trust sidérurgique allemand), fondé en 1926 par le gros ponte de Wall Street, Clarence Dillon. Et qui fut l'un des assistants de Dillon dans ce projet ? Le père de Prescott Bush, Sam Bush. Par conséquent, Fritz Thyssen devint l'un des hommes prépondérants de la machine de guerre allemande en raison de sa situation au sein du German Steel Trust. Sa famille possédait également un tas de banques (en cachette, bien sûr) permettant aux Thyssen de transférer leur argent de Berlin en Hollande puis, de là, à New York. De cette façon, lorsque la Seconde Guerre mondiale toucha à sa fin, ils n'allaient pas être obligés de renoncer à leurs profits ! Mais, ici, je prends les devants. Comme vous pouvez le voir, durant les années vingt, la famille Thyssen installa trois banques extrêmement importantes :

1). L ‘August Thyssen Bank – Berlin

2). La Bank voor Handel en Scheepvaart - Pays-Bas

3). L'Union Banking Corporation (UBC) - New York City

Ici, nous commençons à nous y retrouver. Pourquoi ? Parce que les Thyssen obtinrent leur financement de départ à partir de deux places et que cela allait leur permettre de lancer leurs opérations d'installation d'une machine de guerre : ces deux « places » étaient la Brown Brothers Harriman et l'UBC. Et qui étaient les personnages clés de ces deux places ? George Herbert Walker et Prescott Bush ! Ainsi donc, l'UBC fut créée pour transférer des fonds entre Manhattan et l'Allemagne via les banques hollandaises de Thyssen. Dans cette tentative, les Thyssen bénéficièrent de l'assistance de la famille royale hollandaise, qui coopéra à cacher leurs comptes dans toute une série de banques hollandaises. Ce détail est important, car l'agent principal de ces opérations fut le prince Bernhard lui-même. Et qu'allait-il créer par la suite ? Réponse : l'infâme groupe Bilderberg, au cours des années 50* ! Dès lors, l'UBC allait devenir un canal secret pour l'argent nazi, puisqu' il partait de l'Allemagne vers les Etats-Unis, en passant par les Pays-Bas. Et quand les nazis avaient besoin de renouveler leurs fournitures, la Brown Brothers Harriman réacheminait leurs fonds directement vers l'Allemagne. Vous commencez à comprendre comment ces opérations fonctionnaient ? L'UBC recevait l'argent depuis les Pays-Bas et la Brown Brothers Harriman le réexpédiait. Et qui faisait partie du Bureau directorial des deux compagnies ? Banco ! Prescott Bush en personne, le premier blanchisseur d'argent des nazis ! Leurs opérations devenaient si flagrantes et si désobligeantes pour les Américains que, le 10 octobre 1942, le gouvernement américain ordonna la saisie de toutes les opérations bancaires nazies à New York City, dont le responsable n'était autre que Prescott Bush.

L'UBC, dirigée par Prescott Bush, fut accusée, sous le coup de la « Loi régissant le commerce avec l'ennemi » et tous ses avoirs visibles furent saisis. Et vous vous rappelez qui je vous ai cité comme propriétaire de tous ces avoirs ? Il n'y avait que sept personnes : Prescott Bush, trois financiers nazis et trois Américains. Mais les mesures énergiques n'allaient pas se terminer là, loin de là. Le 26 octobre 1942, le gouvernement ordonna la saisie de deux autres sociétés de premier plan dirigées par Prescott Bush pour le compte de la société bancaire Harriman :

1). La Holland-America Trading Corporation (Société de commerce hollando-américaine)

2). La Seamless Steel Equipment Corporation (Société d'équipement en acier continu)

Puis, le 11 novembre 1942, une autre société dirigée par Prescott Bush et George Herbert Walker fut saisie, sous le coup de la même « Loi sur le commerce avec l'ennemi », la Silesian-American Corporation. Je ne sais pas si vous allez être d'accord, mais si notre gouvernement est allé jusqu'à ces extrémités pour mettre un terme aux opérations de la famille Bush, il me semble que c'est parce qu'elle était impliquée dans des affaires particulièrement douteuses. John Loftus, que j'ai cité au début de cet article, à dit de cette situation infâmante : « C'est déjà très mal en soi que la famille Bush aida à collecter l'argent de Thyssen pour lancer Hitler dans les années 20, mais le fait d'allouer de l'aide et du soutien à l'ennemi en temps de guerre, c'est de la trahison. La banque de Bush aida les Thyssen à manufacturer l'acier nazi qui tua des soldats alliés. » Tarpley et Chaitkin, dans « George Bush : une biographie indésirable », le disent encore plus sèchement : « La fortune de la famille du président fut principalement une résultante du projet Hitler. » Toujours pas convaincu ? Eh bien ! Que dites-vous de ceci ? L'UBC, dirigée par Prescott Bush, et en coopération étroite avec le German Steel Trust de Fritz Thyssen, intervint dans la machine de guerre nazie dans les proportions suivantes :

- 50.8% fer première coulée ou fonte
- 41.4% fers plats universels
- 36% fers plats lourds
- 38.5% acier galvanisé
- 45.5% conduites et tuyaux
- 22.1% fil
- 35% explosifs

Tous les matériaux repris ci-dessus sont nécessaires pour construire des chars, des avions de combat, des canons et des bombes - en gros, un tiers de toute la machine de guerre allemande et le tout financé non seulement par un nazi déclaré comme Fritz Thyssen, mais aussi par la famille Bush.

Quoi qu'il en soit, si vous n'êtes pas encore assez dégoûté, faisons un petit bond de quelques années. La guerre se termine en 1945 et Fritz Thyssen meurt en 1951. A sa mort, les actionnaires restants de l'UBC liquidèrent leurs avoirs (il s'agissait des mêmes avoirs gelés par le gouvernement en 1942 sous le coup de la « Loi américaine sur les saisie et garde des avoirs étrangers » et qui ne furent pas restitués avant 1951). Et devinez qui en fut l'un des bénéficiaires ? Tout juste : Prescott Bush ! Et combien d'argent reçut-il ? 1,5 million de dollars. Comme par hasard, Monsieur Bush prit possession de cet argent et le consacra directement à la mise en chantier de ses nouvelles affaires. L'aubaine, non ? Pire encore, les copains de Prescott Bush (les mêmes traîtres de Wall Street qui financèrent Hitler) sont également les mêmes qui, par la suite, allait bombarder George Bush, Sr au poste de directeur de la CIA dans les années 70 et l'installer, lui et son fils, à la Maison-Blanche ! Maintenant, vous comprenez pourquoi Dan Rather et le New York Times ne vous livrent pas de genre d'information ? Pour confirmer les détails ci-dessus, de nouvelles informations firent surface en 1996, venant de trois sources différentes :

a). Le journaliste hollandais Eddy Roever

b). Les dossiers confidentiels libérés par la « Loi américaine sur la liberté de l'information »

c). Les Archives sur les saisie et garde des avoirs étrangers ». Les informations en provenance de ces sources donnent une image encore plus dégoûtante de la situation. Il semble que l'UBC à New York était la propriété des Thyssen.

Par conséquent, les principales facilités bancaires de la famille Bush étaient détenues par l'un des nazis de la coulisse les plus notoires de tous les temps, et qui, de plus, était son patron ! La grande question, ici, est de savoir si Prescott Bush était bien conscient de ses liens avec les nazis et de ses brassages d'affaires. Vu toutes les informations fournies dans cet article, je dirais qu'en tant que directeur de l'UBC, il incombait à sa responsabilité ultime de superviser tout investissement, y compris les personnes qui les faisaient et leurs destinations.

Une autre remarque intéressant, c'est que la famille Rockefeller a également investi des sommes faramineuses dans la machine de guerre nazie. Il s'avère que l'UBC fut un élément essentiel dans le blanchiment de l'argent sale en provenance des investissements de la famille Rockefeller en Allemagne, pendant la guerre. Ce scénario devient encore plus intéressant quand nous découvrons que la banque des Rockefeller - la Chase Manhattan - finit par devenir propriétaire à 31% du groupe Thyssen après la Seconde Guerre mondiale !

Ce détail est très important, car TBC (le groupe Thyssen) est la première société industrielle d'Allemagne de nos jours et il vaut 50 milliards de dollars. Le groupe est si gros qu'il a même repris la famille Krupp, d'autres infâmes fournisseurs d'armes des nazis. En soi, le groupe constitue l'une des plus riches sociétés de la planète et d'où vient l'argent de ses débuts ? Des nazis !  

Nous avons ensuite les liens avec les trois principales organisations commerciales secrètes de la planète. Le prince Bernhard, qui fonda Bilderberg, permit à la famille Thyssen de blanchir son argent via la Hollande, alors que les Rockefeller se procuraient presque un tiers du contrôle des intérêts de Thyssen (c'est David Rockefeller qui a fondé la commission trilatérale). Et, enfin, la Brown Brothers Harriman et l'UBC, par lesquelles l'argent nazi était acheminé aux Etats-Unis, fut principalement fondée par les membres de la confrérie Skull & Bones de Yale, dont la plupart furent les instruments de la création du Conseil des Relations étrangères (CFR).

Vous commencez à comprendre comment toutes ces organisations sont interconnectées comme les tentacules d'une pieuvre géante ?

Pour finir, en ce qui concerne la Famille Bush, nous avons discuté dans cet article de la façon dont sa fortune fut constituée sur le dos de l'argent du sang versé par les nazis. De plus, dans un précédent article que j'avais rédigé (voir Babel n° 58), nous avons découvert que la famille Bush a également profité de relations d'affaires avec la famille de Ben Laden et ce, au cours des trente dernières années, et toutes deux appartenaient au Carlyle Group. Sachant ceci, pour quel genre de fidélité et de décisions George W. Bush va-t-il opter ? Celles qui profitent aux simples citoyens des Etats-Unis, ou celles préconisées par ses marionnettistes ? Si vous voulez mon avis, nous nous mijotons de sérieux problèmes.

* Note du traducteur : le sinistre groupe Bilderberg dont fait partie. Mia De Vits, présidente de la Fédération Générale de Travailleurs de Belgique... Eh oui !

Traduit de l’anglais par Jean-Marie FLEMAL

 

”The Bush-Nazi Connection” by Marcel Ruijters

A Dutch version of this piece can be seen in its entirety HERE

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Commentaires (1)

Guim's
  • 1. Guim's | 02/02/2011
Les diables sont très intelligents et se comprennent. Comment osent-ils (les politiques et autres intellectuels) encore nous demander de ne pas faire confiance aux politiques ? Comment osent-ils nous reprocher ça !
"L'élite est entrée sans prévenir"
Aujoud'hui la vérité ne se résout même pas au fait d'avouer avoir menti... On est encore loin du compte.

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