Berlusconi, la loge P2 et le fascisme

Si les mises en examen et les histoires croustillantes avec des prostituées de luxe font aujourd’hui les gros titres des journaux, on oublie trop souvent le rôle de Berlusconi dans la loge P2.

L’ascension irrésistible de Silvio Berlusconi dans la politique italienne remonte à 1994. Mais il avait adhéré dès 1978 à la loge P2, dissidente de la maçonnerie. Celle-ci a été déclarée illégale et dissoute par une loi spéciale en 1982, car elle était “un point d’ancrage en Italie des services secrets américains, dont l’intention était de tenir sous contrôle la vie politique italienne. Notamment en vue de promouvoir certaines réformes constitutionnelles, voire d’organiser un coup d’État.” La P2 était “une sentinelle attentive à ce que n’émerge pas le parti communiste et avait l’Italie en main. Nous tenions l’armée, la guardia di finanza, la police, tous dirigés par nos adhérents à la P2”, déclare ainsi son ancien “vénérable maître” Gelli.

En seize ans, Berlusconi a réussi à faire voter trente-six lois lui permettant d’obtenir soit une immunité, soit une prescription de ses délits – juges achetés, falsification de bilans, corruption, ententes illicites, etc. C’est lorsqu’il a commencé à s’en prendre à la Constitution, à la justice et à la télévision publique que d’aucuns ont vu ressurgir le spectre de la loge P2, dont les appuis dans les partis, les ministères, les services secrets, les tribunaux, les grandes banques et les médias avaient pour objectif la mise en place d’un régime autoritaire. Ce scénario doit-il être aujourd’hui écarté ?


« Le triomphe de la banalité »

Une interview de Francesco La Licata, journaliste italien et expert de la Mafia. Il collabore au quotidien « La Stampa » et intervient dans l'émission d’investigation « Lucarelli racconta » sur RAI 3

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Cette vache est censée rapporter des voix à la "Lega Nord", l'allié le plus important de Berlusconi.
Qui vote Berlusconi ?

La majorité des Italiens, malheureusement. C’est une situation extrêmement curieuse, parce qu’aucun homme politique italien n’a jamais eu une image aussi négative dans les journaux que Berlusconi au cours des vingt dernières années. Pourtant, les Italiens continuent mystérieusement de lui donner leur confiance et de voter pour lui. C’est aussi parce qu’en face, l’opposition n’a pas été capable de produire le moindre leader ou parti suffisamment fort pour remettre en question ce consensus qui est surtout un consensus médiatique.

Pourquoi l’opposition est-elle aussi faible ?
Parce qu’elle est divisée et que son discours reste trop éloigné de celui compris par le peuple. C’est comme si, au cours des dernières années, l’opposition s’était limitée à n’évoquer que des choses très éloignées des préoccupations du peuple.

Que doit-on penser des mouvements anti-Berlusconi tels que celui du Popolo Viola ? Est-ce la naissance d’une nouvelle Italie ?
Je ne crois pas, non, parce que depuis l’avènement de Berlusconi, il y a déjà eu plusieurs mouvements d’opposition, mais aucun d’entre eux n’a jamais réussi à fédérer un parti. Pour pouvoir riposter, il faut avoir une certaine capacité organisationnelle et politique. Popolo Viola est un mouvement capable de faire bouger les choses, de tenir l’opinion publique en alerte, mais il ne pourra pas aller plus loin sans un parti, sans une stratégie politique à long terme.

L’autre problème, c’est qu’il ne reste pas grand-chose de l’opposition communiste traditionnelle. Les deux plus grands partis italiens, l'ancien PC et la Démocratie chrétienne, ont dû s'allier pour parvenir à réunir autant de voix que le parti communiste autrefois. Ces deux partis ont perdu leur culture et leur identité en s’éloignant du langage populaire et en adoptant le discours médiatique né de la télévision. Et la télévision, c’est le reflet de l’Italie façonnée par Berlusconi.

Quelle est l’influence de Berlusconi sur la RAI ? D’un côté, la RAI 3 diffuse des émissions d’investigation très critiques comme « Vieni via con me » ou « Lucarelli racconta » avec Roberto Saviano, où vous intervenez, mais, de l’autre, elle licencie des journalistes très critiques envers le système Berlusconi. La liberté de la presse est-elle menacée ?
Oui, je pense que la liberté de la presse est extrêmement menacée en ce moment. A mon avis, on touche vraiment le fond en termes de possibilités d’information. Il n’y a jamais eu de monopole sur l’information aussi puissant qu’à l’heure actuelle. Berlusconi est propriétaire du réseau Mediaset, comme chacun sait, et il peut influer sur les activités de la RAI par le biais du parlement, qui lui est acquis. Ceci n’est un mystère pour personne. A l’heure actuelle, il me semble que l’opposition s’en remet à une seule chaîne, RAI 3, que vous venez de nommer et qui diffuse des émissions qui ne plaisent pas à Berlusconi. Le plus préoccupant, c’est que Berlusconi a déjà essayé d’empêcher la diffusion de certaines émissions qui le dérangent.

Quelle perception les téléspectateurs ont-ils de ces émissions ?
C’est une chaîne très politisée, qui s’adresse à un public de gauche.
Mais ce qui a une réelle influence sur les Italiens c’est la grille des programmes de chaque chaîne. Si on jette un coup d’œil à la programmation de l’après-midi, on se rend compte que l’on a sciemment cherché à détériorer la conscience et la culture politique des Italiens.

Quels sont les vrais changements enregistrés en Italie pendant les 16 années du gouvernement Berlusconi ?
Ces jours-ci, avec l’affaire de Ruby Rubacuori et des danseuses, ce que je remarque c’est que ces informations ont été diffusées par des services qui (si on regarde bien) témoignent du changement somatique des Italiens. Nous avons appris à connaître ces filles faites toutes de la même façon, habillées toutes de la même façon, maquillées toutes de la même façon, qui ont les mêmes voitures et qui parlent d’un Berlusconi bienfaiteur de l’Humanité. C’est ça la réalité des faits et je remarque que les Italiens n’arrivent pas à voir plus loin, au-delà de toute cette superficialité. Je pense que nous avons perdu la capacité d'analyser la réalité en profondeur. On organise des talk show, des débats à la télé sur tout sauf sur les questions importantes. L’incompétence de ce gouvernement, personne ne s’en occupe. Il y a des débats sur RAI 3, c’est vrai, mais ce qui est époustouflant, ce sont ces émissions considérées comme la plus grande arme de distraction des masses.

Comment réagissent les intellectuels ?
Je n’ai pas pour habitude de mâcher mes mots : à de très peu nombreuses exceptions près (surtout des journalistes, des écrivains qui se sont donné la mission d’éveiller la conscience des Italiens), il y a un grand vide. L’écrasante majorité des choses que l’on peut lire traduit le triomphe de la banalité.

Pourquoi les intellectuels sont-ils aussi faibles en Italie ?
Ils sont faibles parce que nombre de maisons d’édition sont aux mains du Cavaliere, comme Mondadori, et parce que la politique culturelle gouvernementale exerce une influence certaine. Mais la vraie raison, c’est qu’ils n’ont pas d’idées, pas de conscience. Il nous manque des Pasolini, des Sciascia, des Calvino. A une ou deux exceptions près, je ne vois personne capable de voir au-delà des faits et de prévoir l’avenir. La décadence est vraiment très profonde, je ne suis pas sûr de pouvoir l'appréhender.
Les éditoriaux des plus grands journaux italiens traduisent des positions ambigües. Très peu sont capables d’offrir une vision claire, de dénoncer les faits. Il y a toujours un « oui, mais », un « ce n'est pas condamnable par la justice » ou un « quel est le problème ? ». C’est comme si chaque jugement moral devait absolument être accompagné d’une décision de justice. Mais le jugement moral, le jugement historique, le jugement politique des personnes ne disparaîtra pas ; il dépasse la banalité ambiante…

Pourquoi Berlusconi jouit-il d’une réputation totalement différente à l’étranger ?
Vous savez, j’ai toujours été très pessimiste quant aux capacités des Italiens à se corriger. Au bout du compte, nous sommes un peuple qui a toujours aimé s’en remettre à un homme providentiel. Il y en a eu plusieurs et le dernier est ce monsieur riche, fascinant par certains côtés, qui s’avère être le leader idéal pour une population qui a fait de la richesse et du bien-être son seul objectif dans la vie... C’est également un modèle, quelqu’un qui est parti de rien et qui est aujourd’hui président, une sorte d’american dream à l’italienne. C’est un homme qui s’est fait tout seul et, à cet égard, il colle davantage aux attentes du peuple compris comme un corps social. La gauche a failli parce qu’elle est devenue un mode de vie et de pensée pour une élite très scolarisée et politisée. Le reste a été laissé à l'abandon. Je pense souvent à la Ligue du nord, avec ses stands installés ici et là, qui lui permettent de rester en contact avec la population, un fonctionnement qui était autrefois propre au parti communiste. Pendant de longues années, ces stands ont été des lieux de réunion, surtout.

Berlusconi est-il un phénomène typiquement italien ? Existe-t-il des systèmes berlusconiens dans d’autres pays ?
Sa façon de faire de la politique est devenue très courante en Occident (pensez à la France de Sarkozy), mais cette anomalie italienne conserve de réelles particularités. Elle est tellement éclatante que l’on a du mal à trouver en Europe un exemple comparable.

Propos recueillis par Angelika Schindler, 20.1.2011


La revalorisation du fascisme dans l’Italie de Berlusconi

La culture de la mémoire en Italie est-elle un cas particulier en Europe occidentale ? L’historien Aram Mattioli analyse la troublante revalorisation du fascisme qui s’observe depuis 1994 dans l’Italie de Berlusconi : de larges couches de la société acceptent la « normalité » des positions révisionnistes. D’une plume intelligente et vive, Mattioli en dévoile des aspects méconnus.

Des souvenirs fascistesDes souvenirs fascistes

repéré par Aram Mattioli à Gardone Riviera

Aram Mattioli, historien lucernois grand connaisseur de nos voisins transalpins, se plaint que sous le gouvernement de Berlusconi, l’Italie perde progressivement la mémoire de son histoire. Selon lui, la belle unanimité avec laquelle les sociétés occidentales de l’après-guerre condamnaient le fascisme est ébranlée. L’apologie de la doctrine brune et l’admiration vouée au Duce toucheraient déjà près de la moitié de la population. L’intolérance et la vulgarité ont le vent en poupe tandis que les dirigeants s’agitent à grands renfort d’effets de manche et de campagnes d’intimidation, n’hésitant pas à malmener l’État de droit.

Soyons clairs : Silvio Berlusconi n’est pas un fasciste. Mais le milliardaire Milanais, grand magnat des médias, ne s’est jamais clairement distancié des néo- ou postfascistes. Ils s’inscrivent trop bien dans son calcul politique. En mars 1994, l’Alliance nationale de Francesco Fini, parti né du Mouvement social italien (d’extrême droite) obtenait 13,5 % des suffrages, ce qui lui assurait une victoire écrasante sur le cartel gauche-centre, anéanti par la découverte d’un système de corruption baptisé Tangentopoli. L’Alliance comptait parmi ses membres Allessandra Mussolini, petite-fille du Duce et amie du Cavaliere, qui se proclamait ouvertement fasciste. Cinq ministres néofascistes entraient au gouvernement. Le président du Conseil feignit l’étonnement. Comment ! Mais il n’y avait pas de fascistes dans son gouvernement…

Le nouveau culte du Duce en Italie
Certes, une certaine sympathie pour le fascisme mussolinien couvait déjà, mais c’est pendant l’ère berlusconienne qu’une véritable réhabilitation se développe en sa faveur. Aujourd’hui, des « chemises noires » tatouées à l’emblème du Duce se rendent en pèlerinage à Predappio, sur le caveau familial et dans la résidence secondaire du dictateur. Les bibelots fascistes envahissent le marché, notamment sur internet. Des rues et des places sont rebaptisées, des musées sont créés à la mémoire d’anciens fascistes, comme celui consacré au maréchal Rodolfo Graziani, grand criminel de guerre dans une Lybie alors occupée et livrée à toutes les cruautés de ses sbires. Sa petite ville natale ne s’en est pas trouvée incommodée. Depuis quelque temps en Italie, les horloges ne tournent pas comme dans les autres pays d’Europe qui, depuis la fin de la guerre froide, acceptent la confrontation avec les pages sombres de leur histoire. En 1995, Jacques Chirac a officiellement reconnu la coresponsabilité de la France de Vichy dans la déportation et le massacre de Juifs. Une coalition des gaullistes avec le Front national de Le Pen serait impensable.

Le gentil Mussolini – histoire d’une banalisation
Gianfranco Fini, président de l’Alliance nationale, a parlé de Mussolini comme du « plus grand homme d’État du XXe siècle », déclaration sur laquelle il est certes revenu entre-temps (par opportunisme ?). On a entendu de la bouche d’Irene Pavetti de la Ligue du Nord, présidente de la Chambre des députés, que la dictature paternaliste du Duce avait été « bonne pour les femmes ». Mais d’ailleurs, ajoute Berlusconi avec ingénuité et stratégie, « Mussolini a aussi fait de bonnes choses ». Ses adversaires trop gênants étaient envoyés en vacances forcées, il y a pire. Une banalisation qui avait déjà touché le cinéma : en 1984, Claretta était en lice à Venise – une romance entre un gentil Mussolini, et une Claretta Petacci (Claudia Cardinale) follement amoureuse, fidèle à son amant jusqu’à se laisser exécuter avec lui ; à l’époque, Günter Grass, Evgueni Evtouchenko et Rafael Alberti, membres du jury, s’étaient insurgés contre ce qu’ils appelaient une « tendance philofasciste » et une « démagogie sentimentale ».

La guerre des souvenirs
Aujourd’hui, il semble bien qu’en Italie, une guerre soit déclarée entre le centre et la gauche d’une part, la droite et l’extrême-droite d’autre part. Les révisionnistes, Berlusconi en tête, attaquent les « gendarmes de la mémoire » qui, jusque dans les années 1980, régnaient sur la sémantique, avec leur mythe de la résistance (« presque une religion laïque » écrit même Mattioli), de la libération et de la Constitution « d’inspiration soviétique » (le spectre du communisme est stratégiquement utile, Berlusconi n’hésite jamais à l’invoquer). Cette constitution, entrée en vigueur le 1er janvier 1948, interdisait le fascisme et son apologie. Qu’en est-il resté ? Aujourd’hui, des stars du ballon rond font le salut à la romaine dans les grands stades de foot, images relayées à des millions de téléspectateurs. Berlusconi n’y trouve rien à redire. Pas plus que quand ses adeptes scandent en même temps « Duce ! Duce ! ». Mais, non, Berlusconi n’est pas un fasciste. Et après tout, que vaut une constitution datant de 1948 ?...

Les crimes du fascisme mussolinien
En Italie, une amnistie générale a été promulguée en 1946 – beaucoup trop tôt du point de vue des historiens. Il n’y a donc jamais eu de procès à l’encontre des dignitaires du régime, les crimes de la dictature mussolinienne sont vite sortis des mémoires. Oubliées les horreurs perpétrées dès la fin des années 1920 (donc avant l’arrivée d’Hitler au pouvoir) en Lybie, quand le Duce a commencé à réaliser son obsession d’un deuxième Empire romain, à grand renfort de crimes racistes et d’exterminations « de dimension génocidaire ». Ou quand, en 1935/1936 en Abyssinie, ses légionnaires font un usage généralisé du gaz moutarde et éliminent les populations civiles qui meurent dans d’atroces souffrances. Des tribus entières sont repoussées dans le désert, déportées, anéanties. Après quoi son rêve d’une « grande Italie » le poussa aux côté d’Hitler en Albanie, en Grèce, en Slovénie, au Kosovo et sur la côte dalmate. Ici aussi, ses armées étaient expressément autorisées à toutes les brutalités et aux exécutions de masse. En Slovénie, 30 000 civils ont disparu dans des camps de concentration. Sur le sol italien ont existé plus de 50 camps de Juifs, de Tsiganes, de Slaves (avec femmes et enfants). Ce n’étaient pas des camps de la mort, mais le taux de mortalité y était très élevé. Les gens y « crevaient » purement et simplement. Mussolini, résume Mattioli, est responsable de la mort d’au moins un million de personnes.

Aram Mattioli a écrit un livre intelligent et captivant qui vient de paraître en allemand. Se pourrait-il que ses conclusions soient un peu trop pessimistes ? De très récents sondages laissent un espoir : près d’un Italien sur deux souhaite que Berlusconi démissionne (à cause de la dernière affaire des callgirls ?). C’est un chiffre …

Une fiche de lecture d’Ariane Thomalla


Vidéos : La recette du succès

Depuis 16 ans, Berlusconi a beau accumuler les scandales, il continue de dominer la scène politique : quelles sont les recettes de son succès ? Pourquoi les Italiens tiennent-ils tant au Cavaliere ? En huit reportages, Andreas Pichler, Maria-Rosa Bobbi et Michael Busse lèvent un coin du voile sur la Bella Italia.


Berlusconi : Le vieux renard et les médias
Recette numéro 1 : une absence totale de scrupules doublée d’un mépris absolu des lois. Un exemple parmi d’autres : le traitement réservé à Di Stefano, un entrepreneur dont la chaîne de télévision risquait de concurrencer l'empire médiatique Berlusconi. Contre l'arrêt de la Cour européenne, Berlusconi a émis sur la fréquence pour laquelle Di Stefano venait pourtant d’obtenir une concession.

Extrait du documentaire "Le dossier Berlusconi" de Michael Busse et Maria-Rosa Bobbi

P.S.
Le point sur l’affaire : Le 25 mai 2011, la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l'homme examinera la requête de Francesco Di Stefano. Elle doit examiner si le préjudice subi correspond à la valeur de la société de Di Stefano (soit environ 3 milliards d'euros) alors que l'État italien ne lui en propose qu'un million. Quelle que soit la décision, l'État italien et donc le contribuable devront mettre la main à la poche pour Berlusconi.
Ce n'est pas Berlusconi, mais bien l'État italien qui dédommagera Di Stefano. En effet, il est peu probable que le gouvernement Berlusconi demande des comptes à l'empire Berlusconi.

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« Lui seul peut nous aider »

Recette numéro 2 : auprès de son électorat, l'ancien promoteur immobilier Berlusconi se fait passer pour un père de la nation prêt à tous les sacrifices, un mari et un père attentionné, une victime accusée à tort par ses détracteurs et pour le « sauveur » des petites gens, qui croient en lui . Andreas Pichler a promené son micro à Naples.

Extrait du documentaire "Il est des nôtres" par Andreas Pichler

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Le fils du chef mafieux se met à table. Berlusconi et la mafia

Cosa Nostra a financièrement aidé Berlusconi à bâtir l’empire médiatique le plus puissant du pays. Les révélations de Massimo Ciancimino, fils de Don Vito, mi démocrate-chrétien, mi mafieux, sont édifiantes. Michael Busse et Maria-Rosa Bobbi ont rencontré Di Stefano 2009 dans son studio désert.

Extrait du documentaire "Le dossier Berlusconi" de Michael Busse et Maria-Rosa Bobbi

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Des drapeaux couleur lilas contre Berlusconi

La communauté Internet se mobilise, pas seulement sur Facebook ; dans la rue aussi les Popolo Viola mobilisent des milliers de manifestants anti-Berlusconi. Parmi eux, beaucoup de jeunes – les grands perdants du système berlusconien. Car la crise a un coût, et ceux qui paient la facture sont justement ceux qui dépendent des services publics, du système scolaire, des universités et du système de santé – autant de domaines où l'État a plus ou moins fermé le robinet. Aujourd’hui, les jeunes Italiens quittent un pays où ils n'ont aucun avenir professionnel. Andreas Pichler décrit la situation en prenant l'exemple d'un étudiant.

Extrait du documentaire "Il est des nôtres" par Andreas Pichler

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Avoir le bon réseau…

Berlusconi doit sa fulgurante ascension à ses relations avec la loge secrète Propaganda Due P2. Maria-Rosa Bobbi et Michael Busse ont rencontré Licio Gelli, le fondateur de la loge maçonnique, aujourd'hui interdite. Ils veulent savoir jusqu’à quel point Berlusconi veut concrétiser le scénario d'un État autoritaire imaginé par la loge.

Extrait du documentaire "Le dossier Berlusconi" de Michael Busse et Maria-Rosa Bobbi

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Au cœur des scandales

A peine en fonction et voilà que les premiers scandales éclatent : les poursuites pour fraudes fiscales et corruption n’aboutissent jamais, l’avocat roué d’il Cavaliere, Me Ghedini, trouve toujours la parade. Maria-Rosa Bobbi et Michael Busse font le point.

Extrait du documentaire "Le dossier Berlusconi" de Michael Busse et Maria-Rosa Bobbi

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« Un des nôtres »

Les Italiens ont le sentiment d'avoir été abandonnés par l'opposition. De son côté Berlusconi, en bon rhétoricien, sait filer la métaphore et se montrer proche du peuple. Ce n’est pas seulement à coups d'avantages fiscaux et d'amnistie que le chef de l'État s'attache les gens. Pour son documentaire Un des nôtres, Andreas Pichler est allé promener sa caméra en Italie. Ambiance et état d’esprit.

Extrait du documentaire "Il est des nôtres" par Andreas Pichler

 


 

Sources Arte TV


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