Au tribunal pour un pipi sous un arbre

Un père de famille a laissé sa petite fille de trois ans faire pipi sous un arbre, ce qui entraîne une contravention pouvant s'élever jusqu'à 450 euros et une convocation au tribunal.

 "Miction sur la voie publique". C'est l'intitulé on ne peut plus poétique du motif de la contravention reçu par un père de famille qui a laissé sa petite fille de trois ans uriner sous un arbre. L'amende pourrait s'élever à 450 euros mais a été contesté par le jeune papa, ce qui lui vaudra une convocation au tribunal. Mais que fait la police ?

La scène se déroule à Lyon, au parc de la Tête d'or. "Nous étions en train de faire la queue pour acheter un dessert. Et j'ai vu Eléonore qui se tortillait", raconte Stéphane, le père, maître de conférence en droit public qui, pour la petite histoire, se déplace avec des béquilles à la suite d'une intervention chirurgicale. Il emmène donc aussi vite que faire se peut la fillette se soulager sous un arbre, à une vingtaine de mètres de là.

C'est alors que la police intervient, deux agents municipaux à vélo. Le jeune papa : "La femme m'a fait remarquer que la petite n'avait pas le droit d'uriner là et que les WC publics étaient proches. Je me suis excusé, mais ne pouvais pas les voir car ils étaient obstrués par un camion de livraison." La policière en reste là, s'apprêtant à enfourcher son vélo pour repartir, quand le drame se produit.

"Je ne supporte pas ce genre d'attitude", lâche le collègue resté silencieux jusqu'à ce moment. La réponse du père ne tarde pas : "Je ne supporte pas, moi non plus, une telle agressivité pour un simple pipi d'enfant." Le sang de l'agent ne fait qu'un tour. Quatre policiers supplémentaires et deux voitures débarquent en renfort sous les yeux médusés d'Eléonore.

S'en suit une longue demi-heure de palabres aboutissant à une contravention de troisième classe. Stéphane, en initié, demande donc à écrire "sa version dans la case réservée" mais l'agent refuse. Le papa conteste. "Alors, ce sera le tribunal", lui répond le policier, qui ne le verbalisera pas pour "outrage à agent" alors qu'il était question d'"attitude" quelques minutes plus tôt... La morale de cette histoire ? Eléonore nous la donne : "Pourtant, ce n'était pas un pipi de mammouth !"

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