Le Che en BD

 De nombreux livres sur le guerillero sud-américain ont été publiés, c’est un fait ; mais des BD ?

Bien sûr que oui ! Mais pas tant que ça en fait, et vous saurez pourquoi en allant jusqu’au bout de cet article…

Donc j’ai fouiné le net, et j’en ai trouvé juste une poignée : pour vous dire vrai, à peine 7, dont une n’étant qu’une ébauche d’un lycéen, jamais éditée, et une autre dont je ne trouve aucune description, ni planches, ainsi que une à paraître en novembre 2013.

Ceci dit, je garde la meilleure pour la fin de ce papier (délicate ruse pour vous obliger à tout parcourir).


 

Quand la BD underground s'attaque au mythe du Che

 Avec « Le Che, une icône révolutionnaire », publié aux éditions Hors Collection, Spain Rodriguez, grande figure de la BD underground, s’attaque à l’ultime symbole de la guerre révolutionnaire. 32 ans après sa mort, l’Argentin fait encore l’actualité. Du célèbre cliché de Korda, décliné sur tous les supports par delà le monde au biptyque actuellement sur grand écran du réalisateur Steven Soderbergh, le personnage fascine. Mais n’avons-nous pas tout lu, tout vu, tout dit ?

 Cette première « bio graphic » du fumeur de havane, amateur de guérilla, retrace avec forces détails son itinéraire depuis ses voyages initiatiques en Amérique latine, en passant par sa rencontre avec Fidel Castro, jusqu’à sa mort dans une geôle bolivienne. Autant d’épisodes maintes fois portés à l’écran ou à l’écrit mais que la bande dessinée vient remodeler et mettre en perspective. Le trait alerte, noir et blanc de Spain Rodriguez, auteur de nombreuses autres nouvelles graphiques et collaborateur historique de la revue Zap Comics fondée par Robert Crumb, se ballade. Des léproseries de San Pablo, à la jungle bolivienne, où l’on découvre un Che n’hésitant pas à abattre froidement les traîtres à la « cause ».

 La fin justifie les moyens. Où l’on apprend encore qu’Ernesto Guevara fut l’un des seuls marxistes à correspondre avec Freud. Une bonne manière sans doute de ne pas perdre son temps sur un divan et de s’attaquer à Batista. Sartre disait de lui qu’il était « l’homme le plus complet de son époque ». Avec la bande dessinée de Rodriguez, c’est encore un peu plus vrai.

 Source : http://www.bakchich.info/societe/2011/12/19/quand-la-bd-underground-sattaque-au-mythe-du-che-54471

Image hébergée par servimg.com Image hébergée par servimg.com Image hébergée par servimg.com

 

Rebelles T1 / Libertad - Che Guevara

 Le destin emblématique du révolutionnaire cubain qui rêvait d'impossible. En ouverture de la nouvelle collection « Rebelles ».

 L'histoire : Dimanche 8 octobre 1967, Bolivie, canyon d’El Churo. Che Guevara gît à terre, gravement touché à la poitrine. Ses compagnons l’entourent et le protègent, dissimulés derrière la couverture semi désertique de quelques buissons et cactus. L’armée régulière les canarde et ne lâchera pas sa proie : elle sait qu’elle tient « El Zorro ». Les révolutionnaires dépassés, contraints d’abandonner, leur leader est conduit sur une civière à la base d’Higuera. Au petit matin, un hélicoptère arrive porteur d’instructions : jamais le Che n’aurait du survivre à sa capture, il convient de l’abattre discrètement… Le coup de feu retentit. Ernestito voit en un instant défiler sa vie. La boucle est bouclée. Tout a commencé en juillet 1953 en Bolivie, passage obligé pour gagner le Guatemala. Là, le jeune médecin rencontre Hilda, réfugiée politique et de surcroît, belle et instruite. Suivent six mois à vendre des bondieuseries, lorsque une voiture explose en pleine rue, juste à leur fenêtre. Un coup de la C.I.A. Jamais le Guatemala n’aurait du signer avec les Etats-Unis, leur ennemi…

 Libertad !, premier titre de la toute nouvelle collection « Rebelles » chez Casterman, est astucieusement consacré au Che, LE monstre sacré de toutes les révolutions d’inspiration marxiste de par le monde. Qui d’autre qu’ « El Zorro », Ernestito Guevara, compagnon fidèle et premier lieutenant du toujours président Castro, constitutif de l’identité cubaine, pouvait mieux focaliser l’attention du plus large lectorat potentiel. La narration de Maryse et Jean-François Charles, composée de « flash-back » répétés, respecte la chronologie des grands moments historiques qui écrivirent la légende du révolutionnaire au béret étoilé. Des scènes de son enfance enrichissent la psychologie du personnage qui prend ainsi de l’épaisseur. Certains découvriront même une part d’ombre : tout héros n’en demeure pas moins homme, avec ses faiblesses physiques et/ou mentales. Le dessin alerte d’Olivier Wozniak convient parfaitement à un récit composite et rythmé.

 Source : http://www.planetebd.com/bd/casterman/rebelles/libertad-che-guevara/1960.html

 

Che Guevara contre les nazis… Eden Hôtel, tome 1 : Ernesto.

 Diego Agrimbau, Gabriel Ippoliti, éditions Casterman, 72 pages

 Voilà un album qui vient de loin. D’Argentine, pour ses deux auteurs, et de l’immédiat après-guerre pour son contexte historique. Et ce n’est pas la moindre de ses singularités. Rigoureusement exact quant à son contenu, le titre (ci-dessus) pourrait laisser croire à une série Z, ou une uchronie à la Tarantino d’Inglorious Bastards. Rien à voir, en fait, avec cet Eden Hôtel, plein de délicatesse et de subtilité et qui s’avère être une des belles surprises de cet automne.

Mêlant anecdotes historiques et récit fictionnel, Eden Hôtel est en effet une belle découverte, à plus d’un titre…

 Déjà, par son aspect visuel, porté par le dessin superbe de Gabriel Ippoliti. Ce jeune dessinateur autodidacte venu de la pub donne à son trait une authenticité saisissante et à ses couleurs (faites à l’ordinateur), une patine et un velouté dignes des plus belles peintures.

 Ensuite, par la richesse de son histoire. Ayant déjà oeuvré dans le domaine de la BD érotique, de la SF ou des récits jeunesse, l’Argentin Diego Agrimbau juxtapose ici, deux faits historiques. L’installation de la famille Guevara Lynch dans la région montagneuse de Corboda, à cause de l’asthme du petit Ernesto (et futur Che Guevara), dans l’immédiat avant-guerre. Et l’existence de l’Eden Hôtel, à La Falda, propriété du couple Eichorn, partisans d’Hitler et membres de la nombreuse colonie allemande peuplant alors cette région.

 Agrimbau imagine alors que la famille Guevara n’a pas fait que passer devant le palace, mais y a séjourné avant d’y revenir pour, le père et le fils, y mener une opération d’espionnage au profit de l’organisation antifasciste Accion argentina (organisation à laquelle Che Guevara a effectivement adhéré, jeune). Avec l’entrée en guerre de l’Allemagne, en 1939, en effet, le conflit se transporte aussi en Amérique du Sud. Et lorsque Accion argentina trouve un plan nazi d’invasion du continent, le père d’Ernesto Guevara se fait embaucher comme jardinier à l’Eden Hôtel afin de trouver les preuves du complot. Son fils, qui a tenu à l’accompagner fera déjà preuve de témérité et d’une détermination à toute épreuve…

 Au-delà de l’amusement de retrouver un Che Guevara dans sa prime jeunesse, le choix de faire porter le récit par la voix off d’Héléna, une jeune nourrice de l’hôtel qui ne restera pas indifférente au Che, permet de mener le récit à bonne distance. Et il permet, surtout, de faire ressurgir, les zones d’ombres entourant les colonies allemandes en Argentine à l’époque. La partie purement consacrée à l’action pâtit certes du soin mis à placer l’ambiance et les personnages, et apparaît un peu rapidement bâclée, mais elle se rattrape avec une étonnante et troublante rencontre finale…

 En attendant la suite – annoncée – des aventures d’Héléna, on peut savourer pleinement cette tranche de vie rêvée de Che Guevara et cette page noire de l’histoire de l’Argentine.

 Source : http://blog-picard.fr/bulles-picardes/les-albums-a-ne-pas-rater/che-guevara-contre-les-nazis/

 Image hébergée par servimg.com

1967 – L'Homme qui tua Che Guevara

 Scénario : Wilfrid Lupano | Dessin : Gaël Séjourné | Couleur : Jean Verney - Sortie en novembre 2013

 L'histoire :

Octobre 1967, la tentative d’insurrection armée menée par Che Guevara en Bolivie échoue. Cernés de toutes parts par les unités spéciales antiguérilla, les derniers partisans du Che se battent fièrement, mais la cause est perdue. Guevara est blessé, capturé, et enfermé dans l’école de La Higuera, un petit village de montagne. Il y passe 18 heures, avant d’être abattu sur ordre des autorités boliviennes et de la CIA. En mourant, Guevara est devenu un mythe. Mais l’homme qui l’a tué, lui, est devenu un fantôme.

 Le héros :

2007, Santa Cruz, Bolivie. Mario est un vieillard bolivien aux yeux voilés par une méchante cataracte. Des médecins cubains l’opèrent gratuitement pour lui redonner la vue, dans le cadre d’une mission humanitaire financée par le régime castriste. Ils méritent bien quelques égards, les yeux de Mario. Car ce qu’ils ont vu, en octobre 1967, personne d’autre au monde ne l’a vu. Cette année-là, le jeune Mario a regardé la Révolution droit dans les yeux, et il l’a abattue d’une rafale de mitraillette.

 Source : http://www.lhommedelannee.fr/1967-l-homme-qui-tua-che-guevara.html

 Image hébergée par servimg.com Image hébergée par servimg.com

Les Barbudos du Granma - Che Guevara

 Identifiant : 42005

Scénario : Maric

Dessin : Frisano, Pierre

Couleurs : <Indéterminé>

Dépot légal : 10/1983

Estimation : de 10 à 15 euros

Editeur : Dargaud

Format : Format normal

ISBN : 2-205-02397-7

Planches :64

 Sources : http://www.bedetheque.com/album-42005-BD-Les-Barbudos-du-Granma-Che-Guevara.html

 

'' Stakhanov & Ernesto ''Che'' Guevara ; de la mythification à la démythification ''

 Le but de cette BD est de montrer comment deux figures du communisme au XXe siècle ont été mythifiées ( par deux façons différentes ), et comment elles ont été démythifiées.

La BD fait une dizaine de planche ( avec les bonus une quinzaine ).

Elle a premièrement été imprimée par mon lycée ( voir photos) et sera certainement utilisée pour supporter le programme pédagogique des classes de fin de collège ( encore en projet..).

Je compte bien sûr aussi sortir la BD du milieu scolaire et de l'envoyer à un imprimeur pour pouvoir les offrir/vendre.

Voilà quelques extraits et le 1e jet d'impression par mon lycée.

Et le 1e jet ( payé par mon lycée mais relié par mes soins ! ;) ) :

Source : http://thibaud-blogmylife.blogspot.fr/2012/01/bd-stakhanov-ernest-che-guevara-de-la.html

Vida del Che

Image hébergée par servimg.comPar Hector Oesterheld, Alberto Breccia et Enrique Breccia

Lire l'article détaillé sur cette BD : Vida del Che


Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Date de dernière mise à jour : 08/07/2013

×