Concerto pour le Che

Le 19 avril 2012 à Amiens, au Cirque Jules Verne, sera jouée en première mondiale, la Symphonie en hommage au Che de Julio Cesar Pardo, " Mort et Renaissance". Un orchestre symphonique de 40 musiciens (Formation Mozart) sera formé pour cette soirée exceptionnelle organisée par " Musique en Utopia" et "Cuba Si France". Seront présents, la fille du Che Aleida Guevara, l’ambassadeur de Cuba en France, Jean Cormier biographe du Che, Albert Jacquard, Hubert Reeves et de nombreuses autres personnalités d’envergure nationale et internationale dont le célèbre photographe du Che, René Burri.


Mort et Renaissance

Pourquoi une symphonie à la mémoire de Guevara ?

Cela fait maintenant plus de quatre décennies que sa silhouette coiffée du célèbre béret étoilé et son sourire éclatant, éternellement barré d’un cigare, nous invitent à poursuivre son rêve : Soyons réalistes, exigeons l’impossible !

Le dimanche 8 octobre 1967, Ernesto Guevara de la Serna, certainement le plus illustre des argentins et universellement connu sous le surnom du « Ché », tombait dans une embuscade tendue par l’armée bolivienne. Gravement blessé, il est assassiné le lendemain sur ordre d’un « assesseur » des USA.


Cette phrase, soyons réalistes, exigeons l’impossible !, qui claque telle une bannière au vent, indique mieux que nulle autre, ce que tout humain devrait, au moins, chercher à approcher un peu plus chaque jour de sa vie : le plaisir de vivre.

C’est pourquoi les A.O.C ont décidé de célébrer, de façon festive et artistique, la mémoire de cet homme dont la dimension humaine dépasse de beaucoup le cadre étriqué dans lequel certains ont cherché à le contenir, y compris pour détourner son message à des fins totalement opposées à sa conception de la société.


Son humanisme et sa noblesse d’esprit sont trop souvent tenus cachés par les mentalités rétrogrades qui craignent encore aujourd’hui que cela n’éveille des
consciences nouvelles.

Mort et Renaissance est le titre que son compositeur, Julio César Pardo, a donné à la symphonie, en 2008.

  «En mourant, le Che a commencé à vivre»

JULIO CESAR PARDO compositeur de la symphonie pourle Che, «Mort et Renaissance»

JULIO CESAR PARDO compositeur de la symphonie pour le Che, «Mort et Renaissance»

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« Je dirais que cette création a commencé en moi, de façon inconsciente, à la mort du Che en 1967. J'avais composé un thème sur Simon Bolivar, qui m'est revenu. Cette composition a été un travail assez intime. J'ai travaillé pendant huit mois, huit heures par jour. Je dois avouer qu'il y a eu des moments de grande émotion, de pleurs. Parce qu'à travers le Che, il y a aussi toutes les choses qu'on a pu vivre avec les dictatures en Argentine » (N.D.L.R. : Julio Cesar Pardo a vécu en exil malgré lui lors de la dictature militaire entre 1977 et 1983).

« Le Che incarne un côté un peu romantique, un peu rêveur. Mais en Amérique latine, ça va plus loin que cela. Dans des pays qui n'ont rien de socialistes, on trouve son buste dans des bureaux gouvernementaux, ou de présidents. Là-bas, il est entré dans l'Histoire. C'est un personnage historique, comme ici Napoléon l'a été. Avec tout ce qu'il a pu faire de bien ou de mal. Et puis avant de combattre la dictature de Batista (N.D.L.R. : avec Fidel Castro à Cuba), c'était un médecin qui allait voir les gens, qui touchait les lépreux. Le Che a cette double dimension humaine et mythique. Avec sa mort, il a commencé à vivre. C'est pour cela que la symphonie s'appelle "Mort et Renaissance" ».

Un extrait  des créations de l'artiste :


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Date de dernière mise à jour : 19/03/2012

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