Actualité 2 (journalistique) : Saisie record de cocaïne à Roissy

Comment trente-et-une valises bourrées de pains de cocaïne ont-elles pu transiter bien tranquillement à bord d'un vol Air France Caracas-Paris ?

Il y a 10 jours, les douanes ont saisi plus d'une tonne de drogue en provenance de Caracas, la capitale vénézuelienne, a-t-on appris ce samedi. Un record pour les douanes françaises félicitées par Manuel Valls.
Manuel Valls a tenu à l'annoncer lui-même samedi : les autorités ont saisi plus de 1,3 tonne de cocaïne pure le 11 septembre dernier à bord d'un avion de fret d'Air France en provenance de Caracas, capitale du Venezuela.
Devant des journalistes et une trentaine de valises vides qui contenaient la drogue, le ministre de l'Intérieur a expliqué que cette saisie, la plus grosse jamais effectuée en région parisienne, avait une valeur à la revente d'environ 50 millions d'euros.
Manuel Valls faisait cette conférence de presse à Nanterre dans les Hauts-de-Seine à l'office central de lutte contre les stupéfiants. Le ministre a tenu à saluer le "formidable travail des services de police et de justice qui a permis cette saisie exceptionnelle".

Visiblement les trafiquants étaient bien organisés : ils ont réussi à introduire dans l'avion des bagages remplis de cocaïne, en inscrivant dessus des noms de passagers fictifs : Bianca Sanchez ou Carlos Ortegas par exemple. Il pourrait donc y avoir eu des complicités au sein des autorités aéroporturaires ou locales, voire au sein d'Air France (NDLR : ou d’ailleurs… ?).

La cocaïne se trouvait dans une trentaine de valises enregistrées à Caracas à bord d’un vol Air France à destination de Paris, mais elles ne correspondaient pas à des passagers embarqués. Une partie a été saisie dans l’avion, l’autre dans un camion intercepté sur une autoroute en direction du Luxembourg.
Autre zone d’ombre (même si ce n’est pas la première fois), la cocaïne est arrivée en France le 11 septembre, mais n’a été saisie que 9 jours plus tard, le 20 septembre.
Les valises «n’ont pas été enregistrées par le circuit habituel», précise une source proche du dossier, c’est-à-dire qu’elles ne sont pas passées au comptoir d’enregistrement d’Air France à Caracas.
Il s’agissait de bagages embarqués en fret sur un vol passagers, précise une source policière.
«Il faut nécessairement des complicités à l’escale d’Air France de Caracas pour imprimer les étiquettes de bagages», a expliqué à l’AFP Christophe Naudin, spécialiste de sûreté aérienne. «Il faut aussi des complicités à l’arrivée de l’avion pour récupérer les valises et les faire sortir ensemble ou une par une par la zone de fret», souligne-t-il.

Sources : franceinfo.fr et liberation.fr



Pour ceux qui ont vu le film Gibraltar (histoire vraie), un haut dirigeant des douanes y lâche lors d’une entrevue avec l’aviseur : « « La lutte contre le trafic de drogues, c’est de la publicité ».
A noter également que la fabuleuse saisie a eu lieue le 11 septembre, date de la sortie du film en salles.
Dans ce même film, on y voit les douaniers organiser un achat/revente de drogue, afin de la saisir ensuite.

Plus sur le film "Gibraltar"...

Bon, je dis ça comme ça …
Mais … j’aime pas la publicité, c'est plus fort que moi !

A noter également que cette saisie n’a pas été effectuée par les douanes, comme annoncé rapidement (rapidement, mais … 9 jours après !) dans la presse, mais par l’OCTRIS.  Trop tard, la pub est faite et assimilée par le grand public.

L’office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCTRIS), qui relève de la direction centrale de la police judiciaire, centralise tous les renseignements pouvant faciliter le travail des services chargés de lutter contre les trafics illicites de stupéfiants. Il coordonne sur le territoire national les enquêtes importantes, apporte son aide et assistance technique (surveillances) et sert de liaison entre les services de police français et étrangers collaborant sur une affaire. L’OCTRIS dispose aussi d’antennes extérieures implantées dans des zones présentant un intérêt stratégique (pays de production de la drogue – Colombie, Pays-Bas…- ou de transit – Venezuela, Brésil, Espagne…) et assurant un relais opérationnel avec les autorités répressives locales.

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Date de dernière mise à jour : 24/10/2013

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