Le peuple chilien en ébullition

Depuis plus de sept mois et la première marche des étudiants universitaires et élèves du secondaire, le 28 avril 2011, les actions collectives n'ont pas faibli. Bien au contraire. Dès début mai, les expressions du mouvement se sont amplifiées et diversifiées. Le 12 mai, la première « grève nationale pour l'éducation » dépasse toutes les attentes. Le 21 mai, à Valparaiso, alors que le président de la République réalise – comme tous les ans – son bilan annuel devant la nation, des dizaines de milliers de personnes expriment leur colère. Progressivement, le mécontentement enfle. La popularité des "indignés" chiliens augmente. Ils sont 300 000 dans les rues le 30 juin et 500 000 le 9 août, jeunes, vieux, couches moyennes et classes populaires, ensemble. L'un des points d'orgue de cette escalade est la grève nationale des 23 et 24 août, appelée par la Centrale Unitaire des Travailleurs (CUT) et plus de quatre-vingt organisations syndicales, protestant à propos des conditions de travail déplorables mais aussi en soutien aux étudiants mobilisés.

Chili : quand le néolibéralisme triomphant se fissure…

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