Comment un sous-marin et un chien ont anéanti l’opposition par implosion

Implosion, définition : L'implosion est l'inverse de l'explosion. Elle se produit lorsque la pression externe à un objet est plus grande que celle à l'intérieur et que cette différence est assez grande pour briser la résistance mécanique de ce dernier. Elle se produit soudainement au point de rupture de la résistance et projette les débris vers l'intérieur de l'objet.

D’aucuns me traiteront de conspirationiste, peu m’importe, je vous demande juste de bien étudier l’analyse qui va suivre, avec objectivité, et en essayant d’oublier vos propres convictions, juste le temps de la lecture.

Valls, un sous-marin de l’UMP


Manuel Valls ! Député PS du camp Ségolène Royal. Au soir des résultats des élections internes pour désigner un nouveau premier secrétaire, il a dénoncé une tricherie, et a même décidé de porter plainte pour faux en écriture, concernant les résultats des bureaux de vote de Lille. Il s’est battu pour obtenir un nouveau vote, traitant ainsi Martine Aubry de tricheuse et de menteuse.
Frédéric Lefebvre, bien que je ne l’apprécie pas du tout, a pour une fois, fait mouche dans son discours, jugeant que le parti socialiste avait implosé à la suite du scrutin contesté, remporté par 42 voix près par M. Aubry face à S.Royal. « Ce parti qui a décidé de ne pas choisir, a implosé. Il vient de désigner de justesse une première secrétaire minoritaire déjà contestée sur qui pèse le soupçon de la fraude ». Il évoque également « un parti affaibli et coupé en deux, avec deux camps qui ne se respectent pas…pire, qui se haïssent ».
Joli coup Manu. Difficile de ne pas te considérer comme un sous-marin de l’UMP, quand on connaît ton copinage avec Nicolas Sarkozy, et l’estime réciproque que vous partagez :
- "Dans dix ans, ce sera le meilleur des socialistes, mais d'ici là, ils l'auront tué." Ces propos tenus par Nicolas Sarkozy à l'égard de Manuel Valls dans Le Parisien, traduisent bien la relation et l'état d'esprit des deux hommes.
-  Qui répondait par : "La présidence est marquée par une hyperprésence. Cela ne me choque pas. Les Français souhaitent un président de la République très actif" - "Cette action, cette présence correspondent à une société moderne, à une démocratie moderne même si cela change la nature progressivement de nos institutions".- Source LCI

 

Ne Mélenchon pas gauche et gôche

Là, je vais sans doute m’attirer les foudres de beaucoup de mes proches ; qu’à cela ne tienne, j’espère qu’ils me pardonneront, et je souhaite du fond du cœur que ce soient mes détracteurs à venir qui aient raison.
Mélenchon ! Dissident du PS qu’il trouve trop à droite ; sympathisant illico avec le PC dont il partage certaines idées. Oui, c’est bien ; mais c’est bien pour qui ? Même si l’ami Méluche partage l’anti-européanisme, l’anti-capitalisme, l’anti-libéralisme (ce qui est déjà suffisant pour quitter le PS), partage t’il le marxisme, ce réel fondement du PC ? Ben non, pas vraiment. Alors pourquoi dans ce cas, ne s’est-il pas cantonné à son parti de gauche, qu’il venait de créer, et aller tout de suite s’acoquiner avec le PC, fondant très vite le front de gauche ? Pour des raisons électorales ou pour des convictions politiques ? Si c’était « électoral », mieux valait rester au PS, il aurait eu plus de voies ; mais si c’était « politique », pourquoi ne pas en rester au PG, son propre parti ? Oui, mais non, vous allez me dire : c’est un peu les deux ! Réponse juste, mais un peu facile.
Commençons par analyser les conséquences : il suffit déjà, d’aller lire bellaciao.fr, pour voir que les vrais communistes, encartés au PC ou pas, ont pris leurs distances avec le PC depuis sa mélenchisation. Il faut reconnaître aussi que M.G Buffet, amie de longue date de Mélenchon, modère quelque peu ses discours, les socialistisant, depuis les alliances en front de gauche. J’ai personnellement été très déçu de sa prestation lors de la dernière fête de l’humanité.
Il existe depuis plusieurs années, une dérive vers la droite de tous les partis, dérive douce, discrète, mais sensible. Regardez donc les idées du PC actuel, et relisez Jaurès, qui n’était que…socialiste ! Cette dérive, au niveau du PC, s’accentue profondément, en se fondant dans le front de gauche. Certes, l’union fait la force, mais à s’éloigner de ses convictions, La Force n’est plus avec toi («(Jean-) Luc, je suis ton père » ;-)).

Un chien dans un jeu de quilles

Jusque là, encore, rien ne me choquait vraiment : le PC n’est plus ce qu’il était, pour telle ou telle raison, le PS devient un centre gauche ; si tu te sens encore un peu socialiste, c’est normal que tu ailles voir ailleurs, donc bravo Jean-Luc pour ton claquage de porte. Et allez, soyons généreux dans nos jugements, bravo le PG et le PC pour votre association en front de gauche, l’union de la gauche anti-libérale.
Par contre, là où j’ai commencé à me poser des questions, c’est lors des dernières élections régionales. Argh ! Le front de gauche cherche à s’élargir au NPA. Union de la vraie gauche qu’ils disent. Mais moi, communiste dans l’âme, je ne veux pas qu’on m’oblige à voter pour un dissident du PS, associé à un PC bien plus à droite que le socialisme de Jaurès. Dans ma région, ça allait même plus loin que ça, car le front de gauche, en liste commune avec le NPA, avait conclu un accord avec…Europe écologie pour le deuxième tour ; le moins bien placé des deux devant se désister pour l’autre. A l’approche du premier scrutin, Europe écologie a même failli faire liste commune avec le PS (pour faire barrage à un certain G.F). Sans gratter bien plus profond, on voyait donc que le militant NPA devait s’engager à voter PS au deuxième tour.
Voilà donc le NPA divisé lui aussi ; bravo monsieur Mélenchon ; vous seriez vous aussi un sous-marin de l’UMP que vous n’auriez pas agi autrement … Un vrai chien dans un jeu de quilles.

 

Mission accomplie pour nos deux trublions socialistes : la voilà belle et bien, l’implosion de l’opposition.
- Valls explose le PS de l’intérieur
- Mélenchon achève le PC déjà en déroute
- Le Front de Gauche éteint la braise du NPA qui aurait pu..., qui sait, …


Vous me direz, il reste toujours LO ou l’anarcho-syndicalisme  …

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Commentaires (1)

L. comme Loupblanc
  • 1. L. comme Loupblanc | 19/05/2010
c'est rigolo, je m'étais fait la même remarque, jadis. (encore que le PS droitifié ne soit pas une grande menace pour le patronat à mon goût)
Mais je trouve que ça ne se tenait pas pour mélenchon : pour tuer le PC, rien ne valait mieux que de le laisser continuer comme avant, (il suffisait de voir ses résultats), plutôt que de lui envoyer un "sous marin", qui re-rend les militants PC optimistes. (pour les cotoyer) Par ailleurs, sans vouloir me faire l'avocat du sous marin, avez vous déjà écouté Mélenchon (sans à priori qui fait que même s'il dit "il fait beau" on y voit une perfidie sociale traitre) ou jacques généreux ?
Personnellement, je me demande qui est le plus le sous marin de la droite : celui qui tente d'amener la gauche de gauche au gouvernement, ou celui qui tente de la diviser pour qu'elle reste bien "pure", et bien marginale ?

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