Rigueur : le piège (2/2)

Face au spectre d'une nouvelle panique financière, la zone euro s'est enfin donné les moyens de gérer les crises. Mais la rigueur exigée en retour est intenable. Une seule solution: partager le fardeau.

Le gouvernement veut réduire très vite les déficits et ne table quasiment que sur la baisse des dépenses publiques. Un scénario ni souhaitable ni crédible.

Nicolas Sarkozy entend ramener les déficits publics sous la barre des 3% du produit intérieur brut (PIB) dès 2013, alors qu'ils se situeront à 8% cette année, soit un effort d'environ 100 milliards d'euros. Et cela sans augmenter les impôts. Le mot "rigueur" n'a pas été prononcé, mais la chose ne fait aucun doute. Il s'agit même d'une rigueur sans précédent. Ni Raymond Barre, l'inventeur de la formule en 1976, ni Alain Juppé, après la récession de 1993, ne s'étaient fixé des objectifs aussi ambitieux. Le gouvernement veut cette fois-ci faire beaucoup plus et à marche forcée.

Une rigueur sans précédent...

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