Poison d'avril, le film

21 avril 2002. La surprise est énorme : Jean-Marie Le Pen, président du Front national, se retrouve face à Jacques Chirac au second tour de l'élection présidentielle. Eliminé, Lionel Jospin annonce son retrait de la vie politique. Deux mois auparavant. Charles, rédacteur en chef du 20-heures pour une chaîne de télévision nationale, apprend que le directeur de l'information va être remplacé. Un journaliste de TF1, Simon Barachet, a été débauché pour reprendre ses fonctions. Sa mission : faire remonter l'audience. Le nouvel arrivant a demandé les pleins pouvoirs pour y parvenir et très vite, il impose de nouveaux choix éditoriaux à la rédaction.

Ce film est un pamphlet évident contre la course médiatique que se livrent les journaux télévisés. Le réalisateur, William Karel, y dénonce notamment l’obsession de l’audimat et l’omniprésence du thème de l’insécurité à la veille du premier tour de la présidentielle : « Si le film parle de la faillite des instituts de sondages, aveugles devant la montée de Le Pen (les derniers sondages autorisés, diffusés deux jours avant le premier tour, donnaient 12,5% à Le Pen), (...), on y voit surtout l'emballement de toutes les chaînes sur l'insécurité. C’est quand même la première fois que les médias, et la télévision en particulier, ont fait basculer le cours d’une élection. Que l’on a utilisé le thème de l’insécurité jusqu’à la nausée.

Découvrir ce film qui est tout sauf son titre ...

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