Les cicatrices du Franquisme

Pour Santiago Carrillo, 93 ans, figure historique du communisme espagnol, l’Espagne contemporaine n’a toujours pas refermé les "blessures" du passé, comme le démontre à ses yeux la "résistance" de la droite face à l’enquête du juge Garzon sur le franquisme.

"Nous n’avons toujours pas dépassé le cap de la Guerre civile (1936-39), surtout à droite", estime dans un entretien à l’AFP, l’ex-secrétaire général du Parti communiste d’Espagne (PCE) et acteur majeur de la "transition" après la mort du dictateur Francisco Franco (1975).

"Les blessures de la Guerre restent proches" et "l’Espagne a encore besoin de deux générations pour que les gens ne se sentent liés à aucun des deux camps qui se sont affrontés", estime celui qui fut l’un de responsables de la défense de Madrid face aux troupes franquistes en 1936.

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