Le dossier du mois : La répression chinoise au Tibet (?)

7 avril 2008 : Le passage à Paris de la flamme olympique a viré à la débâcle pour les autorités chinoises et la police française.

Des incidents multiples. Vingt personnes interpellées. La cérémonie à l’Hôtel de Ville annulée. Des scènes grand-guignolesques de policiers en rollers encadrant un bus dans lequel a dû être abritée la flamme olympique. L’étape parisienne de la torche a tourné au fiasco (pour les organisateurs), à la pantalonnade (pour un service d’ordre pourtant XXL), à la gifle (pour le régime chinois) et à la victoire pour tous ceux, opposants au régime de Pékin de tout poil, qui avaient fait un test de cette journée.
Au premier rang desquels les représentants de la communauté tibétaine et leurs sympathisants. Parvis des droits de l’Homme, au Trocadéro, en face de la Tour Eiffel d’où allait partir la flamme, ils étaient plusieurs centaines, venus de Paris et de province mais aussi de Belgique, des Pays-Bas ou d’Angleterre, portant des T-shirts jaunes «Tibet, we stand by you» ou «gardons les yeux ouverts», mêlés à des militants solidaires de leur cause, quelques stars, des moines birmans ou des militants vietnamiens des droits de l’homme. «Depuis un mois, la répression au Tibet a fait plus de 140 morts, dénonce Thupten Gyatso, qui préside la communauté tibétaine de France. Il n’y a ni commission d’enquête, ni dialogue avec le dalaï-lama. La Chine est une dictature, un tortionnaire. Aujourd’hui, nous sommes là pour réclamer le changement.»

Pour Reporters sans frontières, la journée est un succès. Son secrétaire général, Robert Ménard, a dormi sur les tours de Notre-Dame, dont il avait gravi nuitamment la façade. Il a finalement déployé hier après-midi, juste au-dessus de la rosace de la cathédrale, une banderole surmontée d’un drapeau tibétain. Auparavant, des membres de RSF, omniprésents toute la journée, avaient accroché leur drapeau à la tour Eiffel à laquelle ils se sont enchaînés. «Mission accomplie, se réjouissait hier soir Robert Ménard. Les Parisiens ont montré qu’ils aimaient l’olympisme et les droits de l’Homme.»


Évidemment, selon une lecture simpliste et bien commode l'affaire est entendue : d'un côté les vilains Chinois et de l'autre les gentils Tibétains. Les uns méprisent les droits de l'homme, répriment toute contestation, banissent la liberté d'expression. Les autres vivent dans leurs hautes montagnes, sont quasiment tous de sympathiques moines pacifistes, et ne demandent qu'à vivre en paix sur leur altier territoire. La liste de ce genre de clichés pourrait être longue !

Pas d'hésitation possible : il faut défendre ces braves Tibétains !
Non décidé



 

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