Le dossier du mois

TRAFIC D'ORGANES

La demande

La recherche médicale a démontré qu’une greffe de rein augmente les chances de survie des patients. L’obtention d’organes à partir de donneurs décédés, mais surtout de donneurs vivants, est très limitée et strictement réglementée en Europe. Rien qu’en Europe occidentale, 120 000 patients sont régulièrement en dialyse, et près de 40 000 patients attendent une greffe de rein.

En raison de la pénurie chronique d’organes, de 15 à 30% des patients inscrits sur les listes d’attente décèdent avant de pouvoir être greffés. Le délai pour obtenir une greffe est d’environ 3 ans actuellement, et devrait atteindre près de 10 ans en 2010.

L’offre

Des humains sont vendus comme pièces détachées pour répondre à la demande de riches malades en attente de transplantations d’organes. C’est un trafic lucratif organisé par des réseaux mafieux souvent en connexion avec le trafic de drogue et la traite d’êtres humains pour l’industrie du sexe (prostitution).

Selon Mme Vermot-Mangold : "Le trafic d’organes - à l’instar de la traite des êtres humains et du trafic de drogue - est déterminé par la demande. Les pays d’Europe orientale ne peuvent assumer, à eux seuls, la responsabilité de la lutte contre ce type de criminalité. Les tendances récentes dans certains pays d’Europe occidentale en faveur de lois laxistes, autorisant plus facilement le don d’organes par des donneurs vivants non apparentés aux receveurs et donc d’abus, soulèvent de graves inquiétudes."

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