Grève générale du 29 janvier : cette fois, Sarkozy s'en est aperçu

Il a donc remarqué... S'il fallait un symbole pour juger du succès de la journée de grève et de mobilisation, il aura été donné par la réaction très rapide de Nicolas Sarkozy. En qualifiant de "légitime" l'inquiétude des Français manifestée dans les cortèges massifs enregistrés dans toutes les villes du pays, et en invitant les syndicats à une concertation à l'Elysée en février, le président de la République a pris acte de la force de la mobilisation dans la rue.

Il faut dire que le pari unitaire des syndicats a été largement gagné: un immense cortège à Paris, entre Bastille et Opéra -où se sont déroulés quelques incidents violents en fin de cortège-, et des mobilisations comme on en a rarement vues dans la plupart des villes du pays.

Avec, de surcroît, une participation du secteur privé au côté des gros bataillons de la fonction publique, notamment de l'éducation nationale et des services de santé. Il y avait même quelques policiers dans les cortège, pour réclamer "du fric pour les flics"...

2,5 millions de personnes au total, selon la CGT, alors que, guerre des chiffres habituelle, la police limitait ce chiffre à 1,08 millions. Mais, au-delà du chiffre, le succès de la journée d'action était indéniable, même si la situation des transports a été meilleure que prévu.

Voir l'article de Rue89...

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