Et si on gratouillait un peu pour voir derrière le beau sourire de Berlusco ?

Si les mises en examen et les histoires croustillantes avec des prostituées de luxe font aujourd’hui les gros titres des journaux, on oublie trop souvent le rôle de Berlusconi dans la loge P2.

L’ascension irrésistible de Silvio Berlusconi dans la politique italienne remonte à 1994. Mais il avait adhéré dès 1978 à la loge P2, dissidente de la maçonnerie. Celle-ci a été déclarée illégale et dissoute par une loi spéciale en 1982, car elle était “un point d’ancrage en Italie des services secrets américains, dont l’intention était de tenir sous contrôle la vie politique italienne. Notamment en vue de promouvoir certaines réformes constitutionnelles, voire d’organiser un coup d’État.” La P2 était “une sentinelle attentive à ce que n’émerge pas le parti communiste et avait l’Italie en main. Nous tenions l’armée, la guardia di finanza, la police, tous dirigés par nos adhérents à la P2”, déclare ainsi son ancien “vénérable maître” Gelli.

Berlusconi, la loge P2 et le fascisme...

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