A la frontière entre le riche Nord et le pauvre Sud, la loi de la violence ...

Le 3 septembre, Christian Poveda était retrouvé mort dans sa voiture, le corps criblé de balles, sur une route du Salvador. A une poignée de kilomètres du quartier défavorisé où, pendant seize mois, il avait suivi le quotidien de gangsters à peine sortis de l'adolescence. Comme si le photographe et réalisateur français avait été rattrapé par la violence de son documentaire, témoignage éprouvant sur les bandes de jeunes qui s'entre-tuent dans le pays le plus dangereux d'Amérique latine.

Poveda n'avait pas voulu filmer des fusillades ou des descentes de police spectaculaires, mais montrer l'être humain qui sub­siste chez les petits caïds, meurtriers par obligation : pour la plupart d'entre eux, la mara (la bande) constitue la seule famille, la seule solution pour survivre...

 

Une tentative d'explication de leur prolifération, des photos, deux films dont celui de Poveda , 6 articles sur eux, c'est le dossier du mois, à découvrir...

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